Ligue 1: L'attaquant Kermit Erasmus pose son baluchon au Stade Rennais

FOOTBALL Le club breton a recruté l'international sud-africain pour deux ans et demi...

Jeremy Goujon

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Kermit Erasmus, ici lors d'un match amical contre Manchester City en juillet 2013, est le premier joueur sud-africain de l'histoire du Stade Rennais.
Kermit Erasmus, ici lors d'un match amical contre Manchester City en juillet 2013, est le premier joueur sud-africain de l'histoire du Stade Rennais. — A. Joe / AFP

Rennes a bouclé son mercato d’hiver, dixit le conseiller du président Mikaël Silvestre, par l’acquisition de Kermit Erasmus. L’international sud-africain (25 ans) a signé jeudi un contrat de deux ans et demi en faveur du SRFC, et portera le n°9 laissé vacant par Ola Toivonen.

« C’est un attaquant de pointe, qui était suivi depuis un certain temps par notre cellule de recrutement, précise Silvestre. Le visionnage en "live" de ses quelques matchs au mois de janvier a confirmé notre intérêt. On a émis une offre aux Orlando Pirates, qui a été acceptée. »

Dans la ville de son illustre homonyme

Formé au SuperSport United (Pretoria), Kermit Erasmus a déjà une expérience européenne derrière lui, puisqu’il avait été enrôlé par le Feyenoord Rotterdam en 2008, avant d’être prêté à son club satellite, l’Excelsior. Rotterdam, ou la ville de naissance du célèbre humaniste Desiderius Erasmus. De la Renaissance au Stade Rennais, il n’y aurait donc qu’un pas.

« C’est quelqu’un de très volontaire et de très respectueux, affirme Mikaël Silvestre à propos du footballeur. Ses qualités sont basées sur la vitesse et la puissance, et puis, il est adroit devant le but. Avec lui, on étoffe notre palette d’attaquants. Il va offrir d’autres possibilités à Rolland Courbis et son staff technique. »

Quelque part entre Tévez et Romário

Avec son gabarit « à la Carlos Tévez » (1,71 m), Erasmus se dit impatient de travailler avec celui qu’il considère comme un coach « légendaire ». À l’instar finalement de Romário, auquel ses précédents coéquipiers le comparaient. « Je suis beaucoup plus beau », plaisante le néo-Rouge et Noir. Reste à savoir si les cuisses de Kermit tricotent aussi vite que celles du Brésilien.