Rennes: Bientôt un tarif unique de l’eau dans la métropole

ENVIRONNEMENT Les habitants des 56 communes paieront le même prix d’ici 2024…

Jérôme Gicquel

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Illustration eau potable
Illustration eau potable — G. Varela / 20 Minutes

Les habitants des 56 communes de Rennes Métropole ne seront plus inégaux face à leur facture d’eau. Mais avant que le tarif unique se mette en place, il faudra tout de même attendre 2024. Actée lors du conseil de la métropole le 17 décembre dernier, la mesure a été détaillée ce jeudi par Yannick Nadesan, président de la collectivité Eau du Bassin Rennais. « Aujourd’hui, les tarifs sont très différents avec des écarts de prix qui peuvent atteindre 70 % suivant les communes. La différence peut atteindre 200 euros par an pour une consommation moyenne de 60 m3 par foyer », explique-t-il.

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Cette harmonisation des tarifs de l’eau, qui sera effective dans huit ans, entraînera donc une baisse de la facture chez certains ménages, mais également une hausse chez d’autres. « Les baisses seront toutefois plus importantes que les hausses qui ne dépasseront pas deux ou trois euros par an », prévient-il, citant l’exemple de Rennes qui « fait partie des communes les moins chères de la métropole ».

En 2024, les 466.000 habitants de la métropole pourront également bénéficier des dix premiers mètres cubes gratuits, comme c’est déjà le cas à Rennes depuis l’an dernier, ainsi que d’une tarification progressive en fonction de la consommation des ménages.

Une société publique locale pour remplacer Veolia

Si ce tarif unique peut se mettre en place, c’est grâce à la reprise en main du dossier de l’eau par les pouvoirs publics. Le 31 mars 2015 à minuit, la société publique locale (SPL) Eau du Bassin Rennais, détenue à 83,7 % par la collectivité Eau du Bassin Rennais et à 16,3 % par la ville de Rennes, a en effet pris le relais de la multinationale Veolia qui assurait la production et la distribution de l’eau potable dans la capitale bretonne depuis plus de 120 ans.

« Nous n’avons désormais plus qu’une seule structure en matière d’eau potable sur la métropole, contre 16 auparavant. C’est beaucoup plus cohérent à l’échelle d’un territoire et cela permet une meilleure maîtrise publique dans la gestion de l’eau », souligne Yannick Nadesan.

Assurant pour l’heure la distribution de l’eau à Rennes, Pacé, Vezin-le-Coquet, Saint-Gilles, et de Cesson-Sévigné à partir du 1er janvier 2017, la SPL pourrait même encore élargir son emprise en assurant à terme cette mission sur l’ensemble de la métropole. « Cette question n’est pas encore tranchée », précise Yannick Nadesan.