L'hôpital de Pontchaillou à Rennes, le 29 mars 2011
L'hôpital de Pontchaillou à Rennes, le 29 mars 2011 — DAMIEN MEYER AFP

SANTE

Essai thérapeutique à Rennes: le président du laboratoire Bial «profondément choqué»

Le groupe pharmaceutique portugais Bial a réagi au décès d'un des patients dimanche...

La réaction du groupe pharmaceutique portugais Bial était très attendue après l’accident survenu lors d’un essai clinique au laboratoire Biotrial à Rennes. Dans un entretien accordé à l’agence portugaise Lusa, le président exécutif du groupe, Antonio Portela, s’est dit dimanche « profondément choqué » après le décès d’un patient.

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« En mon nom et au nom de Bial, je voudrais présenter mes profondes condoléances à la famille du volontaire qui est décédé après avoir participé à l’essai de phase 1 de notre molécule expérimentale », a-t-il déclaré. Des équipes de Bial en France et au Portugal « travaillent inlassablement pour comprendre les causes de cet accident tragique » et « pour assurer que les autres volontaires hospitalisés puissent récupérer totalement », a poursuivi Antonio Portela.

Cinq patients toujours hospitalisés au CHU de Rennes

Un patient en état de mort cérébrale après sa participation à l’essai du médicament de Bial, mené dans l’ouest de la France, est décédé dimanche à l’hôpital de Rennes. L’état de santé des cinq autres personnes hospitalisées après cet accident thérapeutique « reste stable », a indiqué l’hôpital dimanche. Sur ces cinq patients, quatre présentent des troubles neurologiques de gravité différente.

Qui sont les volontaires qui testent les médicaments ?

Ces six volontaires participaient à un essai clinique visant à tester une nouvelle molécule de Bial censée aider à lutter contre la douleur et l’anxiété. Il était mené par le laboratoire pharmaceutique français Biotrial. Ce groupe de six patients, des hommes âgés de 28 à 49 ans, avait reçu une dose supérieure à celle absorbée par les 84 autres volontaires participant à ce test.