Coupe de France: À Saint-Malo, «c'est déjà la fête depuis quasiment une semaine»

INTERVIEW L'USSM accueillera Mont-de-Marsan en 16es de finale, dans deux jours...

Propos recueillis par Jeremy Goujon
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Les joueurs de Saint-Malo après leur qualification à Avranches, le 2 janvier 2016.
Les joueurs de Saint-Malo après leur qualification à Avranches, le 2 janvier 2016. — É. Chauffaut / US Saint-Malo

Premiers de cordée en 16es de finale de la Coupe de France, l’US Saint-Malo et le Stade Montois (Mont-de-Marsan), tous deux pensionnaires de CFA, s’affronteront dès samedi à Marville (19 h). Un geste de fair-play de la part du club bretillien, selon son co-président Yves Fantou.

Pourquoi ce match a-t-il été avancé, alors que toutes les autres affiches auront lieu la semaine prochaine ?

Mont-de-Marsan nous a demandé de jouer samedi, car comme chez nous, ils ont plutôt des joueurs amateurs. Traverser la France le mardi ou le mercredi, pour des gens qui bossent le lendemain, c’est compliqué. Si on avait pensé en termes de performance sportive, on aurait laissé la rencontre en milieu de semaine. Là, on a voulu faire preuve de sportivité et générer une belle fête dans les deux sens, parce qu’on est comme ça à Saint-Malo.

Le Stade Montois est un adversaire que vous connaissez déjà

On était dans le même groupe de CFA la saison dernière. On gagne chez eux (0-1), et on fait match nul à domicile (2-2). Après, ça ne veut pas dire grand-chose. On doit être à peu près au même niveau. Ce week-end, ce sera sur un seul match, avec toute l’intensité qui lui sera propre.

Quelle avait été la réaction du club au moment du tirage au sort ?

On était plutôt satisfaits, en se disant : « C’est faisable, on a la possibilité de passer un tour supplémentaire ». Mais peu importe le tirage : là où on était très satisfaits, c’était de recevoir. On va avoir 2.700 ou 2.800 spectateurs, avec des bénévoles pour qui c’est déjà la fête depuis quasiment une semaine.

La bonne passe actuelle de l’équipe en championnat (3e, invaincue depuis le 31 octobre) est-elle liée au parcours en Coupe de France ?

Non, c’est lié au début de saison qui était également très bon. Certes, on n’avait pas de résultats, mais on a touché onze fois les barres et les poteaux sur les premiers matchs. Aujourd’hui, on est beaucoup plus efficaces offensivement. On ne s’inquiétait pas vraiment, parce qu’on a tout de suite vu du foot avec cette équipe.

Vous affirmiez en mai 2015 ne pas être « des morts de faim de la montée en National ». L’appétit s’est-il creusé depuis ?

On reste toujours dans les mêmes dispositions. Bien sûr, on se doit d’être ambitieux, mais si on ne monte pas, on ne virera personne. Quand on voit ce que montre Concarneau cette année [leader invaincu dans le groupe de Saint-Malo], et même depuis la fin de saison passée, c’est impressionnant. Ils ont douze points d’avance sur nous [seul le premier ira en National], donc ils seront très durs à déloger. On avait un peu vécu le même scénario il y a deux ans avec Avranches, en pensant qu’ils auraient cédé à un moment. Mais ils n’ont pas cédé, et sont montés…