Top 14: Le Stade Rennais Rugby veut «se faire connaître» à l'occasion des demi-finales

INTERVIEW La présidente du club rennais Anne-Sophie Demoulin attend déjà l'événement de pied ferme...

Propos recueillis par Jeremy Goujon
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Anne-Sophie Demoulin, présidente du Stade Rennais Rugby, ici au Roazhon Park le 11 janvier 2016.
Anne-Sophie Demoulin, présidente du Stade Rennais Rugby, ici au Roazhon Park le 11 janvier 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Présidente du Stade Rennais Rugby, Anne-Sophie Demoulin était présente ce lundi au Roazhon Park, pour la présentation des demi-finales du Top 14. Un événement qui devra profiter à la fois au SRR et la région Bretagne, selon la dirigeante.

Quelles pourraient être les retombées du dernier carré du Top 14 pour votre club ?

Au-delà du week-end en lui-même, la discipline sportive que nous aimons va rassembler beaucoup de monde. Comme l’a dit Mme la maire, pas mal de manifestations se produiront dans le même temps sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle. Ce qu’on peut donc espérer, c’est de se faire connaître à cette occasion. Beaucoup d’animations jalonneront également la semaine précédant les deux matchs. On va essayer d’en être partie prenante, histoire de participer à la fête.

En ce sens, que prévoyez-vous d’ici la mi-juin ?

On va faire équipe avec la ville et le REC Rugby. On a envie de travailler en commun pour que ce soit la plus belle des fêtes. Cela va se mettre en place dans les mois qui viennent. On espère faire de jolies choses.

Le tout alors que la Bretagne, comme l’a rappelé le président du comité régional Jean-Paul Canaud, n’est pas, historiquement, une terre de rugby…

C’est sûr, mais en ce qui nous concerne, dans le rugby féminin, ça fait maintenant 16 ans que le club existe. De ce point de vue-là, on considère donc qu’on évolue dans une ville de rugby. Pour le reste, on manque surtout de médiatisation. Mais des entités comme le Comité de Bretagne ou la ville de Rennes ont envie de jouer le jeu, afin de développer notre sport. Et même si ce développement est déjà visible à travers certains chiffres, ça va prendre un peu de temps.

Quid de l’apparition tant désirée du premier club professionnel breton ?

Beaucoup de paramètres, notamment sur les plans médiatique et financier, entrent en compte. Depuis cinq-dix ans, on voit qu’un club comme le RC Vannes avance sensiblement [les Morbihannais, leaders de leur poule en Fédérale 1, ont été autorisés à jouer la montée en Pro D2, en décembre 2015]. Pour eux, ça peut aller vite, comme ça peut prendre encore dix ans.