Régionales: Bruno Retailleau nouveau président de la région Pays de la Loire

POLITIQUE Le candidat de la droite s'est imposé au second tour des régionales dimanche...

C.A. avec AFP

— 

Bruno Retailleau  a été élu vendredi président de la région Pays de la Loire.
Bruno Retailleau a été élu vendredi président de la région Pays de la Loire. — AFP

Remporté par la gauche en 2004 et conservé en 2010, le conseil régional des Pays de la Loire est de nouveau aux mains de la droite. Ce vendredi, c’est le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau, 55 ans, qui a été élu président de la région. Dimanche, sa liste d’union de la droite et du centre avait remporté le second tour des régionales avec 42,70 % des voix obtenues au second tour.

>> A lire aussi : Pourquoi la gauche n’a pas réussi à conserver la région

Sa liste a obtenu 54 sièges, contre 26 à la gauche et aux écologistes emmenés par Christophe Clergeau et 13 au Front national. Ex-villiériste, patron du groupe Les Républicains au Sénat, ce proche de François Fillon retrouve le conseil régional, dont il a été vice-président de 1998 à 2004.

Seul candidat à la présidence, Bruno Retailleau a recueilli 54 voix parmi les 93 élus, tandis que 39 ont voté blanc, lors de la séance d’installation. Accueilli par le président socialiste sortant Jacques Auxiette sur le parvis de l’hôtel de région, Bruno Retailleau a été longuement applaudi dans l’hémicycle.

Un nouveau discours en faveur de Notre-Dame-des-Landes

Le nouveau président a, comme tout au long de la campagne, abordé le sujet du projet contesté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, objet de luttes intestines entre socialistes et écologistes. « Sans aéroport international demain, nous perdrons la bataille dans cette concurrence entre les différents territoires, la bataille de la compétitivité », a-t-il déclaré.

« C’est l’autorité de l’Etat qui est en jeu, et derrière, l’unité nationale. Je l’ai dit au Premier ministre mardi dernier, je n’accepterai pas que la région soit la vitrine de l’impuissance de l’Etat. La Zad doit être évacuée pour que les travaux puissent commencer », a lancé M. Retailleau.

Un plan d’économies annoncé

Il a également annoncé « un plan d’économies budgétaires pour baisser le recours à l’emprunt et à l’impôt » et le déclenchement, « dès janvier », d’un audit financier. « Chaque euro dépensé par le conseil régional doit être un euro utile », a dit le nouveau président.