Rennes: Les deux universités veulent réduire leur facture

ENERGIE Elles envisagent de diviser leur consommation énergétique par quatre d’ici 2025…

Jérôme Gicquel

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La réhabilitation du bâtiment D sur le campus de Villejean a été achevée en début d'année.
La réhabilitation du bâtiment D sur le campus de Villejean a été achevée en début d'année. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

En pleine COP21 à Paris, l’heure est à la sobriété énergétique. Planchant déjà sur le sujet depuis plusieurs mois, les deux universités rennaises ont dévoilé ce mercredi un plan d’actions visant à réduire par quatre leur consommation énergétique d’ici 2025. Car à Rennes 1 comme à Rennes 2, la facture en chauffage, en eau et en électricité pèse dans les comptes. « Les deux universités dépensent chaque année 6 millions d’euros pour leur facture énergétique. Et on pourrait vite atteindre les 10 millions d’euros si nous n’agissons pas très vite », souligne Olivier David, président de Rennes 2.

Grandes consommatrices d’énergie, entre les amphis à chauffer et les ordinateurs qui tournent toute la journée, les deux universités doivent également faire face à la vétusté de certains bâtiments. « Les deux tiers du parc immobilier datent des années 60, une époque où l’efficacité énergétique n’était pas encore la norme », indique Guy Cathelineau, président de Rennes 1.

Les universités ne pourront pas tout financer seules

Pour rénover complètement l’ensemble des campus comme ils l’envisagent, les deux présidents d’université comptent donc sur un effort financier de l’Etat et des collectivités. « Nos budgets ne nous permettent pas d’engager de tels investissements », assure Olivier David.

La réhabilitation du bâtiment D sur le campus de Villejean, achevée en début, a ainsi coûté la somme de 4,5 millions d’euros. La rénovation envisagée du bâtiment E adjacent se chiffre quant à elle à près de 6,5 millions d’euros. « Il faut agir sur le bâti et l’isoler mais cela nécessite aussi de réfléchir à un meilleur fonctionnement des amphis à l’avenir et sensibiliser le personnel et les étudiants », conclut Guy Cathelineau, lançant un appel à la mobilisation de tous pour faire des efforts.