Stade Rennais: Après les «On se fait chier», les «On va s'aimer» ?

FOOTBALL Les Rouge et Noir seront bien accueillis par leurs supporters vendredi, mais...

Jeremy Goujon

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Des supporters rennais lors du match entre Rennes et Troyes le 26 septembre au Roazhon Park.
Des supporters rennais lors du match entre Rennes et Troyes le 26 septembre au Roazhon Park. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Pour certains (beaucoup ?), ce fut la bonne nouvelle de la soirée côté rennais. Lors de la réception de l’OM, le 3 décembre, des « On se fait chier ! » et « Montanier démission ! » sont descendus des tribunes du Roazhon Park.

Incompréhension sur les onze de départ

Des slogans frondeurs qui ont mis du temps à résonner, considérant l’absence longue durée de succès du SRFC à domicile (aucun depuis le 29 août). Mais pour le Roazhon Celtic Kop, c’est d’abord la pauvreté du jeu proposé qui est pointée du doigt.

« Contre Marseille, ce n’était pas le premier match où on se faisait chier, répète ainsi Dimitri, porte-parole du principal groupe de supporters rouge et noir. Quand on voit les compositions d’équipe de Philippe Montanier, il y a des choses qui nous échappent. »

L’année ou jamais

Dans une Ligue 1 incroyablement resserrée, où quatre victoires seulement séparent le 2e (Angers) du 18e (Bastia), les nombreux points perdus à la maison n’apparaissent pas encore comme rédhibitoires. Mais le sentiment de gâchis, lui, prédomine déjà.

« Il y a réellement la place cette année pour aller chatouiller la deuxième ou troisième place, pense Dimitri. Des opportunités comme celle-là, il n’y en aura peut-être pas d’autres, surtout avec notre effectif. De mémoire, ça fait très longtemps qu’on n’en a pas eu un d’aussi costaud. Certes, il y a des blessés, comme Paul-Georges Ntep, mais derrière, il y a de la qualité. »

De Philippe à Gilbert

Alors qu’une réunion avec le club est prévue durant la trêve hivernale, le RCK ne prévoit pas un accueil hostile à ses favoris, vendredi soir, face à Caen. « On va encore rester sur notre ligne de conduite, à savoir jouer notre rôle de 12e homme. »

De là à ce que le refrain cher à l’homonyme du coach, On va s’aimer, puisse être entonné, il y a un pas difficile à franchir. Surtout si le scénario de la saison dernière (triomphe 1-4 des Caennais) venait à se reproduire. « Si jamais on se prend une branlée, ça risque de chauffer », confirme Dimitri…