Rennes: Dix-huit personnes à la barre pour trafic de clandestins

JUSTICE Des peines de six mois à sept ans de prison ferme ont été requises ce mercredi…

J.G. avec AFP

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La cité judiciaire de Rennes où l'affaire de convoyage de clandestins est jugée depuis lundi.
La cité judiciaire de Rennes où l'affaire de convoyage de clandestins est jugée depuis lundi. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Des peines de six mois à huit ans de prison ferme et des amendes ont été requises ce mercredi à Rennes à l’encontre de 18 personnes, soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de convoyage par la mer de clandestins albanais vers l’Angleterre. Quelque 16 passages par vedette ou voiliers avaient été recensés par les enquêteurs entre janvier 2012 et janvier 2013, permettant à au moins 127 Albanais de rejoindre l’Angleterre depuis des ports bretons ou normands.

Ce procès est celui « de l’exploitation de la misère humaine », alors que des « gens ont l’espoir de quitter leur pays pour trouver en Grande-Bretagne leur eldorado », et dans ce but sont prêts à payer « des sommes colossales », a souligné la procureure de la République, Anne Fourmel, évoquant des sommes de 6.000 euros, et jusqu’à 20.000 euros pour une famille.

Plusieurs jeunes skippers bretons impliqués

Elle a requis sept ans de prison ferme et 150.000 euros à l’encontre d’un ressortissant albanais, Edmond Rapi, dont elle a souligné « le rôle majeur dans l’implantation en Bretagne de cette organisation criminelle ». Edmond Rapi n’ayant pas été interpellé, elle a demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt. Elle a requis la même peine contre deux autres hommes, soupçonnés d’être également à la tête du réseau.

Des peines de six mois à trois ans de prison ferme ont été requises contre les skippers, des jeunes Bretons pour la plupart, qui avaient effectué les traversées moyennant rémunération. La procureure a également souhaité que chacun d’eux soit condamné à une amende de 500 euros par passager transporté.