Rennes: Les friches industrielles de la rue de Nantes seront démolies

URBANISME Près de 400 logements seront construits à la place des anciens magasins généraux…

Camille Allain

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Les anciens magasins généraux de Rennes seront démolis pour laisser place à des logements.
Les anciens magasins généraux de Rennes seront démolis pour laisser place à des logements. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il est dix heures ce mercredi quand le portail entièrement tagué des anciens magasins généraux s’ouvre en grand. Plusieurs camions de pompiers s’engouffrent alors dans l’allée goudronnée, située juste après le pont de Nantes. « On est en manœuvre », explique l’un des soldats du feu. Avec quelques squatteurs et les graffeurs, les pompiers sont bien les seuls à s’aventurer sur le site, désaffecté depuis des années.

« Pas une grande valeur patrimoniale »

Ici, dans ces bâtiments au crépi orange, ont été stockées pendant des dizaines d’années des tonnes de marchandises. A l’abandon depuis le départ des Superhalles en juin, toutes ces friches industrielles vont progressivement être démolies pour laisser place à des immeubles de logement et quelques bureaux. « Ce sont des sites industriels qui ont marqué l’histoire de la ville. Mais nous n’avons pas jugé qu’il y avait un intérêt à les conserver car ces bâtiments n’ont pas une grande valeur patrimoniale », précise Sébastien Sémeril, adjoint à l’urbanisme.

Le plan d’ensemble du futur quartier Madeleine à Rennes. Au milieu, le bas de la rue de Nantes. - Ville de Rennes

 

La déconstruction des bâtiments de cet ensemble appelé ilot Madeleine commencera dès 2016. 375 logements y seront construits ainsi que des bureaux abritant le siège régional de la société immobilière Nexity. Seules les anciennes maisons de cheminots situées le long des rails seront conservées.

Deux tours d’une dizaine d’étages devraient être érigées le long des voies ferrées, ainsi que plusieurs immeubles de taille plus modeste. « Nous voulons lutter contre l’uniformisation des constructions », justifie l’adjoint à l’urbanisme. Une liaison piétonne et cycliste devrait également être aménagée au cœur de l’îlot afin de le relier au quartier voisin de La Courrouze. L’ensemble du projet devrait être achevé d’ici 2022.

La ville lorgne également sur la caserne militaire Foch située de l’autre côté des voies ferrées. « Nous savons que l’armée réfléchit à se séparer de certains sites. Nous serions très intéressés pour réhabiliter la caserne, comme nous l’avons fait à Anatole France », prévient Sébastien Sémeril.