La Bretagne relativement épargnée par le virus du sida

SANTE 152 personnes ont découvert leur séropositivité dans la région en 2014…

Jérôme Gicquel

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Des bougies forment le symbole de la lutte contre le sida à Berlin, le 30 novembre 2013
Des bougies forment le symbole de la lutte contre le sida à Berlin, le 30 novembre 2013 — Florian Schuh DPA

La Bretagne est l’une des régions les moins touchées par le virus du sida. C’est ce qui ressort du baromètre de surveillance VIH Sida 2014 publié ce mardi par l’Observatoire régional de santé (ORS) à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la maladie. L’an dernier, 152 personnes ont découvert leur séropositivité dans la région, soit 46 cas pour un million d’habitants.

Ce chiffre classe la Bretagne parmi les régions les moins affectées par le virus, juste derrière la Corse, l’Auvergne ou la Normandie. A l’échelle nationale, ce taux s’élève à 100 cas pour un million d’habitants. Il grimpe même à 244 pour l’Ile-de-France, région la plus touchée. « Le taux breton de découverte de séropositivité a toujours été inférieur à celui du reste de la province entre 2004 et 2014. Cependant la différence s’est amenuisée au fil du temps », précise l’ORS Bretagne.

Un recours au dépistage assez faible

La majorité des personnes ayant découvert leur séropositivité l’an dernier dans la région sont des hommes (81 % des cas), âgés en moyenne de 25 à 49 ans (60 %). 51 % de ces personnes ont été contaminées par des rapports homosexuels et 45 % par des rapports hétérosexuels.

Moins touchée que d’autres régions par le virus, la Bretagne se distingue également par son faible taux de recours au dépistage. Avec 57 tests réalisés l’an dernier pour 1.000 habitants, la Bretagne est ainsi largement en dessous de la moyenne nationale (80 tests pour 1.000 habitants).