Après Nantes, l'auto-école low-cost Ornikar s'implante à Rennes

ECONOMIE La start-up met en relation des moniteurs et des élèves...

Camille Allain

— 

Illustration d'une jeune femme prenant une leçon de conduite en région parisienne.
Illustration d'une jeune femme prenant une leçon de conduite en région parisienne. — VALINCO / SIPA

C’est un peu la version Uber de l’auto-école. Ornikar, la start-up fondée à Paris en 2014 et proposant des cours de conduite à prix réduit uniquement à Nantes, a annoncé qu’elle s’implantait à Rennes à partir de mercredi.

La société propose de mettre en relation des moniteurs disposant des véhicules adaptés et des clients à un tarif bien moins élevé qu’une auto-école traditionnelle. Si les cours de code en ligne ont commencé en février, la première heure de conduite n’a eu lieu que fin août à Nantes. « Nous comptons déjà 200 élèves pour quatre enseignants. C’est la preuve qu’il y a une attente », assure Benjamin Gaignault, cofondateur de la société.


Pour contourner les règles, Ornikar s’est appuyé sur la loi Macron. Ainsi, le moniteur n’est pas directement rémunéré pour le cours et le donne « bénévolement ». Sa rémunération provient de la location du véhicule qu’il facture à l’élève. « Il y a un gros turnover dans les écoles de conduite car les moniteurs sont souvent dégoûtés par les faibles salaires. Ils sont nombreux à postuler chez nous », poursuit le dirigeant.

Si Ornikar a décidé de s’implanter à Rennes, c’est surtout parce que la capitale bretonne offre des délais particulièrement courts pour passer son permis ou son code en candidat libre. « Deux mois environ, alors que c’est cinq mois à Nantes », assure Ornikar. Nul doute que la population étudiante rennaise a également attiré la société, qui ambitionne de s’implanter à Angers, Bordeaux, Lille, Toulouse, Toulon et Lyon.

Des mouvements de grogne

L’arrivée de la société sur le marché n’a cependant pas fait que des heureux. A Nantes, une grande manifestation avait rassemblé des dizaines de représentants d’auto-écoles, inquiets de voir leur activité menacée, critiquant la démarche d’Ornikar. Certains avaient tenté des actions en justice.