En Avant Guingamp: Yannis Salibur, la magie retrouvée

FOOTBALL L'ancien coéquipier d'Eden Hazard à Lille révèle enfin tout son potentiel en Ligue 1...  

Jeremy Goujon

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Le Guingampais Yannis Salibur après son but contre Toulouse, le 21 novembre 2015.
Le Guingampais Yannis Salibur après son but contre Toulouse, le 21 novembre 2015. — C. Triballeau / AFP

Son nom se rapproche d’une épée légendaire ou d’un célèbre jeu video. Son efficacité depuis plus d’un mois n’a, elle, rien de virtuel. Avec deux buts et trois passes décisives sur les cinq derniers matchs de Ligue 1, Yannis Salibur est l’homme en forme de l’En Avant Guingamp.

Des tirs à la Juninho

Si on ajoute le 16e de finale de Coupe de la Ligue à Ajaccio (28 octobre), l’ancien Clermontois (24 ans) est même impliqué sur sept des huit dernières réalisations costarmoricaines. Problème : la rencontre en question, arrêtée en raison des conditions climatiques, a été donnée à rejouer dans son intégralité. La mise à jour s’effectuera mercredi, sur l’île de Beauté (18 h 30).

Face au Gazélec, Salibur avait notamment marqué un coup franc « juninhesque ». Le milieu offensif-attaquant a récidivé la semaine passée contre Toulouse (2-0), en championnat.

Les mauvaises langues diront que les gardiens adverses concernés, à savoir Jules Goda et Ali Ahamada, ont bien aidé le gaucher guingampais. Jocelyn Gourvennec, lui, est formel. « Yannis a une frappe de balle exceptionnelle, déclare l’entraîneur de l’EAG. Ses frappes sont très lourdes, flottantes. C’est sa technique, et c’est bien d’avoir cette arme-là. »

Duo d’enfer dans le Nord

Le joueur formé à Lille avoue aimer le free kick « depuis tout jeune ». À l’époque, ses coups de canon, associés à des capacités de dribble et d’accélération là aussi hors-norme, enchantaient Jean-Michel Vandamme.

« Il réalisait des actions de rêve, se souvient le directeur général adjoint du Losc dans L’Equipe (30 octobre). Lui et Eden Hazard sont les deux joueurs les plus doués qu’on ait jamais eus en formation. Ils évoluaient dans la même équipe et pour qu’ils ne jouent pas qu’entre eux, on les plaçait de chaque côté du terrain ! » Séparés de quelques mètres, les phénomènes prennent ensuite leurs distances de manière plus radicale.

Une saison 2014-2015 compliquée

Tandis que le Belge confirme son immense talent à l’échelle européenne, Yannis Salibur se contente ainsi de Boulogne-sur-Mer et Clermont (Ligue 2), où l’aventure se termine en queue-de-poisson. Guingamp flaire alors la bonne affaire et fait signer le Dyonisien, durant le mercato d’hiver 2015.

Cependant, les choses ne s’arrangent pas d’un coup de baguette magique. « De janvier à mai, il a vraiment eu du mal à se mettre au niveau de ses partenaires et de la L1 », rembobine Gourvennec. « Je sortais de six mois difficiles et je n’étais pas à 100 % de mes moyens », se défend l’intéressé. Un nouveau semestre plus tard, Salibur carbure cette fois à plein régime.