Rennes: Un plan vélo pour faciliter la vie des cyclistes

TRANSPORTS De nouveaux aménagements sont annoncés pour sécuriser les déplacements…

Camille Allain

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Plus d'une centaine de cyclistes étaient réunis lundi place de la Mairie à Rennes.
Plus d'une centaine de cyclistes étaient réunis lundi place de la Mairie à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils étaient plus d’une centaine, réunis sous les fenêtres de l’hôtel de ville. Agitant la sonnette de leur vélo, ces cyclistes sont venus pour faire entendre leur voix, alors que le conseil municipal s’apprêtait à voter en faveur du plan vélo 2020.

« On ne veut pas faire pression, mais plutôt saluer l’initiative. Ce plan est ambitieux et nous le soutenons. Maintenant nous attendons de voir », témoigne David, président de l’atelier de réparation La Petite Rennes.

La pratique a explosé

Menée par l’adjointe aux transports Sylviane Rault, la réflexion a abouti au vote d’un plan vélo lundi soir. Objectif : faire passer la part modale du vélo à 20 % d’ici 2020. On a cependant beaucoup de mal à savoir quelle est cette part modale aujourd’hui.

« Le dernier chiffre que l’on a fait état de 6,7 %, mais il date de 2007. Avec nos comptages, nous savons que ça a beaucoup augmenté depuis [environ 11 % par an] », explique l’élue écologiste.

Pour inciter les Rennais à enfourcher leur bicyclette, la ville compte sécuriser les déplacements, en abaissant notamment la vitesse à 30 km/h dans 80 % des rues. Une mesure réclamée par les associations de cyclistes et de piétons et qui permettra également de généraliser les tourne-à-droite dans la ville.

« Le principal frein au vélo, c’est le sentiment d’insécurité », martèlent les défenseurs du deux-roues. Mais surtout, la ville veut s’attaquer au problème des pistes cyclables. « Nous voulons améliorer la continuité des aménagements et travailler sur tous les points noirs », assure Sylviane Rault.

Plus de 100 kms aménagés d’ici 2020

La ville compte actuellement 42 kilomètres de bandes ou pistes cyclables, plus 25 où des aménagements restent à réaliser. Il restera ensuite 33 km à créer pour offrir un maillage correct dans la capitale bretonne. « Nous voulons créer des itinéraires sécurisés pour améliorer les liaisons vers les quartiers par exemple », explique Sylviane Rault. On ne verra donc pas des bandes cyclables partout, mais plutôt des aménagements sur les grands axes où les cyclistes seront mieux protégés.

La municipalité prévoit également de multiplier les points d’attache pour les deux-roues ainsi que la création d’une « maison du vélo » d’ici 2016 pour faire la promotion du cycle.

Dernier chantier : la restructuration du réseau VéloStar, qui ne donne pas satisfaction. La demande de location de modèles électriques ayant explosé, plus de 700 vélos modèles devraient être achetés par la métropole.