Jean-Yves Le Drian restera ministre en cas de victoire aux régionales en Bretagne

POLITIQUE Le ministre de la Défense a indiqué qu'il restait candidat aux élections malgré le contexte...

J.G. avec AFP

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Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrive à l'Elysée, le 15 novembre 2015 à Paris
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrive à l'Elysée, le 15 novembre 2015 à Paris — STEPHANE DE SAKUTIN AFP

Entre son poste au ministère de la Défense et la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian n’a pas tranché. Invité du Grand Rendez-Vous sur Europe 1 ce dimanche matin, le ministre de la Défense a indiqué que s’il remporte les élections régionales en décembre, il restera ministre « tant que le président de la République jugera que c’est nécessaire ».

Le ministre, tête de liste PS aux régionales le mois prochain en Bretagne, a évoqué une « situation exceptionnelle ». En cas de victoire aux élections des 6 et 13 décembre, « avec mon équipe pendant cette période de transition, cette période intérimaire, on gérera avec les compétences de mes vice-présidents je pense le mieux possible pour la Bretagne et je suis convaincu que les Bretons comprendront », a-t-il ajouté.

Jean-Yves Le Drian ne fera pas campagne

« Je suis totalement concentré sur la mission que m'a confiée le président de la République et le Premier ministre, sur la défense de notre pays, mais je suis candidat à la présidence de la région Bretagne », a-t-il soutenu. « C'est d'abord une obligation juridique, mes listes sont déposées, mais c'est aussi une obligation morale: je me suis engagé à l'égard des Bretonnes et des Bretons, donc je tiendrai mon rôle, je suis candidat à la présidence de la région Bretagne », a-t-il affirmé.

Et d'ajouter « si je suis candidat à la présidence de la région Bretagne ce n'est pas pour faire de la figuration. Si je suis élu je serai président de la région Bretagne, oui ». Mais « je ne ferai pas campagne, mes colistiers le feront », a-t-il précisé. Toute la semaine Jean-Yves Le Drian a essuyé les tirs de ses adversaires qui ont posé la question de sa présence réelle aux commandes de la région en cas d'élection.