VIDEO. EuroRennes: A quoi ressemblera le futur quartier d’affaires de Rennes?

URBANISME La première pierre d’un nouveau programme immobilier a été posée vendredi…

Camille Allain
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Image de synthèse de la vue depuis les hauteurs du futur immeuble du boulevard Solférino à Rennes.
Image de synthèse de la vue depuis les hauteurs du futur immeuble du boulevard Solférino à Rennes. — Agence UAPS / GIBOIRE

On le présente comme le futur quartier d’affaires de Rennes. Mais à deux ans de l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) qui placera Rennes à une heure trente de Paris, le quartier EuroRennes semblait tarder à décoller.

Vendredi, c’est donc une symbolique première pierre qui a été posée le long du boulevard Solférino où était installé l’immense hangar de la Trocante. Là, dans cette frange délaissée, le groupe immobilier Giboire va construire un imposant immeuble de standing. Sur 9.000 m² et sept étages s’étaleront bureaux et logements d’ici fin 2017.

Le futur immeuble de Giboire rue Solférino à Rennes. - Agence UAPS / GIBOIRE

 

« Ce sera un des premiers immeubles. Avec nos grandes terrasses, on va donner le la. C’est un très beau projet », avance Michel Giboire. Le président du groupe immobilier évalue l’opération à 28 millions d’euros. Ici les appartements se vendront en moyenne à 3.800 euros du mètre carré.

« Qu’il franchisse les voies ferrées »

Pour le groupe immobilier, ce n’est d’ailleurs pas le premier chantier dans la ZAC (zone d’aménagement concerté) EuroRennes. Giboire a également obtenu la réalisation de l’îlot Féval situé au sud de la gare, en face de la prison des femmes, là où viendra s’installer le cinéma l’Arvor d’ici quelques années.



« Pour nous ce quartier, ce sera un centre économique, un lieu d’implantation de centres de commandement des entreprises. Mais on veut aussi qu’il vive, qu’il y ait de la mixité avec du logement et des commerces. Avec EuroRennes, nous voulons étendre le centre-ville au sud, qu’il franchisse les voies ferrées comme il a un jour franchi la Vilaine », poursuit Sébastien Sémeril (PS), adjoint à l’urbanisme.

Les friches industrielles vont disparaître

De l’autre côté du boulevard Solférino, les friches industrielles, véritable verrue servant aujourd’hui de parking, seront également démolies pour laisser place à d’autres immeubles. Propriétaire des terrains, la SNCF étudie actuellement la question.

Un peu plus loin, c’est le projet Trigone qui viendra s’ériger au-dessus du pont de l’Alma. Présenté il y a quelques mois, l’ensemble d’immeubles prendra pied en face de la Poste. Comme partout ailleurs, l’espace y sera contraint et la construction se fera en hauteur. Une chose est certaine. Le quartier de la gare n’aura plus jamais le même visage.