Attentats à Paris: Perquisitions à la mosquée de Brest

RELIGION Elle appartient à l’imam controversé Rachid Abou Houdeyfa…

C.A. avec AFP
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Vue extérieure de la mosquée sunna de Brest, où exerce l'imam Rachid Abou Houdeyfa.
Vue extérieure de la mosquée sunna de Brest, où exerce l'imam Rachid Abou Houdeyfa. — Google Maps

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une perquisition a eu lieu à la mosquée Sunna de Brest, située dans le quartier de Pontanézen, à la suite des attentats qui ont frappé Paris vendredi soir. L’opération n’est pas surprenante. Cette mosquée est celle où exerce l’imam proche des mouvements salafistes Rachid Abou Houdeyfa. Ses vidéos, très suivies sur internet, ont plusieurs fois fait polémique.

« Personne n’a été interpellé »

« On fait des vérifications », a-t-il dit, mais « personne n’a été interpellé ». Le préfet Jean-Luc Videlaine n’a cependant pas voulu confirmer d’éventuelles saisies. En tout, plus d’une centaine de membres des forces de l’ordre ont été déployés sur place pour l’opération, dont des CRS et des gendarmes mobiles. Mercredi, cinq perquisitions avaient déjà eu lieu dans le Finistère, et six en Ille-et-Vilaine.

Dans un communiqué, les responsables de la mosquée ont expliqué qu'une perquisition «s'est déroulée en présence d'un membre de l'association et dans un respect total du lieu du culte sans aucun incident à déplorer», avant de préciser «que rien n'a été relevé ni récupéré comme éléments condamnables».

«La musique fait naître le mal»

L’imam Rachid Abou Houdeyfa a plusieurs fois fait parler de lui, notamment lorsqu’il a expliqué à des enfants que « la musique fait naître le mal, l’hypocrisie, les choses mauvaises ». Face à l’avalanche de réactions provoquées, l’imam s’était défendu assurant que ses propos « concernant la transformation portaient sur une métaphore » et n’étaient « pas à prendre au premier degré ».

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Dimanche, il avait immédiatement condamné les attaques terroristes dans une vidéo, estimant que ces actes « n’ont rien à voir avec l’islam ». « Ces actes sont l’œuvre de quelques égarés », avait-il déclaré.