Illustration d'une manifestation, ici dans les rues de Rennes.
Illustration d'une manifestation, ici dans les rues de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

IMMIGRATION

Agression raciste à Pontivy: Que s'est-il passé samedi lors de la manifestation?

Un homme d'origine antillaise a été frappé à plusieurs reprises...

Au lendemain des attaques terroristes qui ont frappé Paris, une manifestation anti-migrants a dégénéré samedi dans les rues de Pontivy (Morbihan). Prévu de longue date, ce rassemblement à l’appel du groupe d’extrême droite Adsav avait été autorisé par les autorités. Mais plusieurs incidents ont émaillé la manifestation, qui a réuni environ 200 personnes. Une trentaine de gendarmes était présente pour sécuriser le convoi.

« Un homme d’origine antillaise a subi des violences »

Dimanche, une témoin rapportait à France Bleu « qu’un homme d’origine maghrébine » avait été passé à tabac par des manifestants. S'il se refuse encore à confirmer le caractère raciste de l’agression, le parquet de Lorient chargé de l’enquête a assuré « qu’un homme d’origine antillaise avait subi des violences commises par plusieurs manifestants ». Agée de 44 ans, la victime a porté plainte, affirmant « être tombé sur la manifestation par hasard ». « A ce stade des investigations, nous ne savons pas si des propos racistes ont été proférés », poursuit le parquet.

De son côté, le collectif identitaire Adsav crie au complot médiatique. « Il ne s’agit absolument pas d’une attaque raciste. Cette personne, qui faisait partie du groupe d’extrême gauche, est venue insulter nos militants, a commencé à donner des coups de poing. Notre militant agressé s’est donc défendu, apparemment aidé par des amis », écrit Ronan Le Gall, porte-parole d’Adsav. La victime a dix jours d’ITT.

Les enquêteurs cherchent les auteurs des violences

Trois autres personnes ont porté plainte à l’issue de la manifestation. Un ado de 15 ans, une femme de 60 ans « qui a reçu un coup de parapluie » et une femme de 45 ans, dont les cheveux ont été brûlés.

« Toutes expliquent qu’elles étaient là par curiosité. L’enquête devra déterminer quelles sont les responsabilités de chacun », précise le parquet. Les photos prises par les gendarmes sont en cours d’analyse par les enquêteurs pour tenter d’identifier les auteurs des violences. Un manifestant d'Adsav a également été blessé au doigt, en ramassant un fumigène. Il n'a pas porté plainte.