Ille-et-Vilaine: Les gendarmes se démultiplient au bord des routes

SECURITE ROUTIERE Le nombre de tués a été particulièrement élevé en octobre…

Camille Allain

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Illustration d'un contrôle de vitesse par la gendarmerie entre Rennes et Nantes.
Illustration d'un contrôle de vitesse par la gendarmerie entre Rennes et Nantes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

On parle d’ordinaire d’Octobre rose, pour évoquer le mois de dépistage du cancer du sein. Les gendarmes ont plutôt vécu un mois d’octobre noir en Ille-et-Vilaine. En quatre semaines, sept personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route dans le département, dont six sur la zone gendarmerie. « C’est d’autant plus rageant que nous avions de très bons chiffres depuis le début de l’année grâce à tous les efforts entrepris. Les meilleurs chiffres depuis la création des statistiques », précise Frédérique Camilleri, directrice du cabinet du préfet.

130 gendarmes mobilisés chaque soir

Inquiets de cette hausse soudaine du nombre d’accidents, les gendarmes ont décidé d’intensifier leurs contrôles jusqu’à la fin de l’année. 130 gendarmes seront mobilisés chaque soir dans le département. « Nous voulons être visibles, faire passer un message, que les gens se rendent compte du danger », assure le colonel François-Xavier Lesueur, patron des gendarmes du département. Les deux radars embarqués seront également de sortie pour capter les grands excès de vitesse.

Des alcoolémies très nombreuses

Les gendarmes s’interrogent par ailleurs sur les raisons de cette hausse du nombre d’accidents. Car si l’alcool et les stups sont impliqués dans 50 % des collisions mortelles, les raisons des accidents corporels sont plus variées. « Nous avons beaucoup de refus de priorités », commente le colonel. De très fortes alcoolémies ont également été relevées. « 3,78 g, 2,57 ou 2,44. Je vais m’arrêter là car j’en ai des pages entières », s’énerve la directrice de cabinet. « Mercredi, nous avons contrôlé un motard de 25 ans à 178 km/h au lieu de 90. Il venait de récupérer son permis après l’avoir perdu pour avoir conduit sous l’emprise de l’alcool. Il n’a pas pris conscience du danger », explique le colonel Lesueur

L’année 2014 avait été particulièrement mauvaise sur les routes du département avec un bilan de 63 tués, un chiffre en hausse de 40 %.