Coupe de France: Pas de farniente pour la GSI Pontivy à Tahiti

FOOTBALL Le club breton disputera le 7e tour de la compétition sur l'île polynésienne...

Jeremy Goujon

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L'attaquant Marama Vahirua, ici lors d'un match Lille-Lorient en Ligue 1, va retrouver un club morbihannais sur sa route.
L'attaquant Marama Vahirua, ici lors d'un match Lille-Lorient en Ligue 1, va retrouver un club morbihannais sur sa route. — F.Presti/AFP

Quand GSI Pontivy rime avec Tahiti. Ce dimanche (10h), une délégation du club morbihannais (CFA 2), composée de seize joueurs, deux entraîneurs et deux dirigeants, s’est envolée pour le sud de l’océan Pacifique, dans l’optique du 7e tour de la Coupe de France, prévu samedi prochain contre l’AS Pirae (DH). Un trajet de 22 heures, entrecoupé d’une escale à Los Angeles pour changer d’avion.

Quatre ans d'attente

Le genre de périple qu’ont déjà effectué Philippe Le Mestre et Guénaël Havart (respectivement président et attaquant de la Garde Saint-Ivy), les uniques rescapés du voyage en Nouvelle-Calédonie daté de novembre 2004, quand l’escouade bretonne avait dominé l’AS Magenta (3-4). Plus d’une décade plus tard, le séjour sur l’île polynésienne sonne comme une nouvelle récompense pour la troupe pontivyenne.

« Ça faisait quatre ans qu’on postulait pour aller dans les DOM-TOM, déclare le coach de la GSI, Nicolas Scourzic. En 2012, on avait reçu Tefana (Tahiti), et l’année dernière, la Saint-Louisienne (La Réunion). » Sitôt le tirage au sort établi, l’heure ne fut toutefois pas à l’enthousiasme, mais plutôt à l’urgence. La faute aux contraintes administratives inhérentes audit déplacement, d’autant que celui-ci « passe par les États-Unis », ajoute Scourzic.

Au loin pour souder les liens

« Il a vite fallu se positionner sur la mise en place des passeports, et surtout, sur la fiche ESTA [obligatoire pour se rendre aux USA]. Le problème, c’est que beaucoup de mes joueurs n’avaient pas de passeport, donc on a vraiment dû faire ça très rapidement. » La GSI Pontivy ne fait cependant pas la fine bouche, elle qui faisait partie de la vingtaine de candidats à une expédition exotique. Pour seulement cinq heureux élus à l’arrivée.

« Si on postule, c’est qu’on a envie de partir, pour notamment travailler sur la cohésion du groupe. Et puis, c’est très rare, à titre personnel, de faire un voyage aussi long. » Une fois sur place (l’arrivée à Tahiti est prévue ce soir à 23h, heure locale), Nicolas Scourzic et des hommes devront « digérer le décalage horaire », avant de suivre le programme édicté par le technicien.

Du labeur et de la sueur

« Dès lundi, on va partir sur deux séances d’entraînement par jour. Une tôt le matin, entre 7h et 8h, pour éviter qu’il fasse trop chaud, et une autre à 18h. À partir de mercredi, celle-ci sera avancée à 14h, histoire de s’entraîner dans les conditions du match. » C’est effectivement en début d’après-midi que les Morbihannais défieront le multiple champion de Polynésie française.

Un horaire « télévisuel » loin de satisfaire Scourzic. « Il va falloir s’adapter à la température très élevée. Idem pour l’état du terrain, puisque je pense que les pelouses ne sont pas forcément les mêmes que chez nous. On a une semaine pour ça, et puis on aura trois ou quatre jours moins stressants [le retour en métropole est prévu le 18 novembre]... si on gagne. L'objectif, ce n'est pas le voyage, mais la qualification. »

Ainsi, l’AS Pirae et sa star Marama Vahirua (35 ans), lequel « marque encore beaucoup de buts » en faveur de son premier club formateur, sont pris très au sérieux. « C’est un adversaire articulé autour de cinq ou six joueurs, évoluant en équipe nationale de beach soccer [vice-championne du monde en titre]. L’équipe galère un peu quand ils ne sont pas là, mais selon mes informations, ils seront revenus d’ici samedi. » Auréolés d'une nouvelle finale, disputée lors de la Samsung Beach Soccer Intercontinental Cup à Dubaï, il y a deux jours.