Emmanuel Macron chahuté à son arrivée à Rennes

POLITIQUE Le ministre de l'Economie a visité une structure d'aide au crédit...

Camille Allain
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Emmanuel Macron a eu un échange musclé avec Fabrice Lerestif, secrétaire départemental de Force Ouvrière en Ille-et-Vilaine. Ici à Rennes, le 6 novembre 2015.
Emmanuel Macron a eu un échange musclé avec Fabrice Lerestif, secrétaire départemental de Force Ouvrière en Ille-et-Vilaine. Ici à Rennes, le 6 novembre 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Arrivée chahutée ce vendredi pour Emmanuel Macron à Rennes. A la sortie de sa voiture, le ministre de l’Economie a essuyé quelques critiques de la part d’une poignée de manifestants du syndicat Force Ouvrière. Après avoir salué les quelques élus locaux, bien peu nombreux, Emmanuel Macron a décidé d’aller saluer les quelques opposants.

« Les salariés sont pris à la gorge »

L’échange de dix minutes a été plutôt musclé entre les représentants syndicaux et le ministre. « La politique que vous menez est une politique d’austérité. Les salariés sont pris à la gorge », tempête Fabrice Lerestif, secrétaire départemental de FO en Ille-et-Vilaine.

Le ministre était à Rennes afin de visiter l’Adie, association offrant des microcrédits aux personnes les plus éloignées de l’emploi et souhaitant créer leur entreprise. « Ce que vous voulez, c’est que chacun créé sa boîte pour que tout le monde puisse s’auto-exploiter », poursuit FO. Après avoir tenté d’argumenter, le ministre terminera l’échange en lâchant: « Ce que je regrette, c’est qu’à aucun moment vous ne m’ayez parlé des chômeurs, car c’est eux qu’il faut aider ». Ce qui lui a valu les sifflets et critiques des manifestants.

« Redonner de la dignité »

Le ministre a poursuivi sa visite en rencontrant des jeunes créateurs d’entreprises. « A l’Adie, 50 % de nos bénéficiaires sont aux minima sociaux. Notre mission, c’est de les aider à créer leur propre emploi et de leur redonner de la dignité », détaille Fabienne Kerzerho, directrice de l’Adie. L’association, qui a financé 400 personnes l’an dernier en Bretagne, espère doubler son activité en cinq ans.