Bretagne: L’éolien, nouveau vivier d’emplois pour la région

ENVIRONNEMENT Le développement de la filière fait naître de nouveaux débouchés…

Jérôme Gicquel

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Une éolienne, ici à Plémet, dans les Côtes d'Armor.
Une éolienne, ici à Plémet, dans les Côtes d'Armor. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Et si le vent était synonyme d’emplois en Bretagne. C’est en tout cas le pari de la région qui a inauguré à la rentrée de septembre un BTS maintenance des systèmes éoliens au lycée Fulgence Bienvenüe de Loudéac (Côtes d’Armor). A mesure que la filière se développe, les besoins en compétences dans ce domaine vont en effet aller crescendo, d’où la nécessité de former des jeunes à ces nouveaux métiers.

Car l’éolien a le vent en poupe dans la région depuis quelques années, notamment depuis la fin 2010 et l’adoption du pacte électrique breton. « En cinq ans, nous sommes passés de 650 à 850 mégawatts, ce qui fait de la Bretagne la troisième région française pour l’éolien terrestre », souligne Dominique Ramard, conseiller régional en charge de l’énergie.

L’éolien terrestre devrait doubler d’ici 2020 en Bretagne

La maintenance du parc breton offre pour l’heure quelque 80 emplois, un chiffre qui pourrait rapidement doubler en fonction de l’avancée des projets, et ce, malgré l’annulation récente du schéma régional. « A l’horizon 2020, on table sur une production de 1.500 à 1.800 mégawatts en Bretagne. 400 mégawatts sont déjà autorisés au niveau administratif et 300 autres sont en cours de développement. D’autres projets sont également en cours pour identifier de futurs sites d’implantation », précise Dominique Ramard.

En plus de l’éolien terrestre, la Bretagne mise également beaucoup sur le offshore. Le projet d’implantation de 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc suit en effet son cours, les demandes administratives ayant été déposées récemment sur le bureau du préfet des Côtes d’Armor.

L’île de Groix expérimentera l’éolien flottant

Et là encore, de nombreux débouchés sont attendus dans la région, notamment à Brest qui accueillera une usine de fabrication et de conception. « On parle d’au moins 500 emplois directs dans cette unité, avec à la clé plusieurs centaines d’emplois indirects liés à cette filière », souligne le conseiller régional. « La Bretagne a loupé un virage au début des années 2000 en ne se lançant pas dans la construction d’éoliennes. Il ne fallait surtout pas passer à côté pour les énergies marines », poursuit-il.

Pour compléter son panel d’énergies renouvelables, la Bretagne se lancera aussi dans l’éolien flottant d’ici quelques années, l’île de Groix ayant été retenu par l’Etat comme ferme pilote.