VIDEO. Transat Jacques Vabre: Le calvaire se termine en Bretagne pour Lamiré et Bourgnon

VOILE Les skippers luttent contre les vents pour ramener le bateau à terre…

Camille Allain

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Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon sur leur trimaran au départ de la Transat Jacques Vabre le 25 octobre 2015 au Havre.
Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon sur leur trimaran au départ de la Transat Jacques Vabre le 25 octobre 2015 au Havre. — Olivier Blanchet / DPPI / TJV2015

La galère. Hors course depuis leur abandon dans la Transat Jacques Vabre le 27 octobre, les skippers Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon entrevoient la fin de leur calvaire. Ils devraient arriver vers 18h à la Trinité-sur-Mer ce mercredi après une semaine de dérive.

Le 27 octobre, leur trimaran French Tech Rennes Saint-Malo avait heurté un container flottant entre deux eaux au large des côtes espagnoles. Les deux flotteurs du bateau avaient été lourdement endommagés (l’un des deux a été amputé de cinq mètres) et les deux skippers avaient dû abandonner après seulement trois jours de course.

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Depuis ce jour, leur mission était claire : ramener le bateau à terre, sans vraiment trop savoir s’ils arriveraient en Bretagne ou en Irlande, au gré des vents et des courants. « On était très au large de la Corogne, à environ 300 milles des côtes (plus de 500 km) espagnoles. La mer était démontée et le vent soufflait à 35 nœuds », explique Gilles Lamiré, joint par téléphone ce mercredi.

« On croisait des immenses cargos »

Malgré une météo difficile, le skipper cancalais n’a jamais pensé à abandonner son bateau, dont il est propriétaire. « On a pris le temps. On a eu des moments stressants quand on croisait des immenses cargos. Des moments plus beaux quand on était entourés de pêcheurs, mais on y est arrivés », poursuit le navigateur, troisième de la dernière Route du Rhum.

Les deux skippers ont déjà anticipé leur retour sur terre. Après avoir retrouvé leurs proches, ils prendront la mer vendredi vers Vannes pour rejoindre le chantier Multiplast à Vannes, où le bateau sera réparé. Evalué à 600.000 euros, le bateau y sera soigné avant de reprendre la mer pour la transat anglaise en mai et la Québec Saint-Malo en juillet.