Laurent Delamontagne (assis, 3e en partant de la droite) pose pour la photo officielle du Stade Rennais, version 1986-1987.
Laurent Delamontagne (assis, 3e en partant de la droite) pose pour la photo officielle du Stade Rennais, version 1986-1987. — SRFC Frenchwill

FOOTBALL

Stade Rennais: Retour vers le futur avec Laurent Delamontagne

L'ancien joueur bretillien avait débuté en 1985, année de sortie du premier volet de la mythique trilogie...

Mercredi 21 octobre 2015, 16 h 29. Ça y est, Marty McFly et Doc viennent de nous rejoindre. La scène est extraite de la trilogie Retour vers le futur, dont le premier opus fête cette année son 30e anniversaire.

Friand de SF

Un film mythique que Laurent Delamontagne a déjà visionné « plusieurs fois », seulement sur petit écran. « Je ne crois pas l’avoir vu au ciné. Mais j’étais fan de tout ce qui était un peu science-fiction, style Mad Max. »

Le natif de La Bouëxière a l’occasion de se rattraper, puisque le long-métrage de Robert Zemeckis (et ses deux suites) ressort cette semaine en salles. Le Bretillien reviendrait alors dans les années 80, où il pouvait être considéré comme le « Marty McFly du Stade Rennais ».

Du rêve à la réalité

Au début de la décennie, son lycée de Hill Valley à lui était celui de Bréquigny, via la section sport-études pourvoyeuse d’éléments pour la réserve (ou la C) rouge et noire. « Le centre de formation n’était pas aussi important qu’aujourd’hui. Il ne comprenait qu’une dizaine de joueurs. On était encore dans un monde amateur », se remémore Laurent Delamontagne.

Lequel avait, depuis tout petit, l’objectif d’intégrer l’équipe fanion du SRFC (« J’allais voir les Pokou et compagnie avec mon grand-père »). Le 2 mars 1985, deux ans avant d’obtenir le statut professionnel, il réalise son rêve d’enfance, durant la réception d’Abbeville (3-2). « C’était en Division 2, l’entraîneur était Pierre Mosca. Et Rennes avait accédé à la D1 en fin de saison. J’étais entré deux fois en jeu au cours de cet exercice. »

Autre temps, autre fonctionnement

Pour un débutant « déjà » âgé de 20 ans, la performance pourrait, de nos jours, paraître anecdotique. Mais à l’époque, les conditions d’accès à la fine fleur rennaise étaient beaucoup plus drastiques. « Il n’y avait que treize joueurs sur la feuille de match. Pour que les jeunes puissent avoir une chance d’être dans les 13, il fallait une hécatombe de blessés, ou que l’équipe ne tourne pas bien. 

Au moment d’accueillir la formation picarde susnommée, le contexte était en tout cas favorable à l’attaquant bouexièrais. « Le moment était idéal pour démarrer, car on était en position de monter, et le score était acquis. Mais c’est vrai qu’on est un peu stressé la première fois, même quand on a disputé auparavant des levers de rideau. Mes nouveaux partenaires m’avaient dit : "Ne t’inquiète pas, joue comme tu sais le faire en D3". Ça reste un super souvenir. »

Le fameux cap de la cinquantaine

À l’instar de Marty McFly, Laurent Delamontagne fait partie d’une fratrie, parmi laquelle figure Patrick Delamontagne. Un grand frère international français forcément de bon conseil, plus tard coéquipier à Rennes (de 1988 à 1991). « C’est sûr, j’étais bien entouré. Il me fallait garder la tête sur les épaules. Une carrière, ce n’était pas un ou deux matchs, c’était sur la durée. »

Le parcours en question s’étalera sur près de deux décades, au gré de pérégrinations à Lyon, Angers, Valence et Montélimar. Resté dans la Drôme, où il gère une entreprise spécialisée dans la communication, l’intéressé a lui aussi fêté un anniversaire, récemment (9 octobre). Et pas n’importe lequel. « Avoir 50 ans, ça fait un peu chier », reconnaît Laurent Delamontagne. Oui, c’est moche de vieillir. Sauf si on possède une DeLorean.