Miss Bretagne: La nouvelle miss Léa Bizeul « essaie de prendre du recul »

BEAUTE Elue après la destitution d’Eugénie Journée, la jeune fille sera à Rennes samedi…

Camille Allain

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Agée de 18 ans, Léa Bizeul  a grandi à Saint-Malo. Elle est devenue miss Bretagne après la destitution d'Eugénie Journée.
Agée de 18 ans, Léa Bizeul a grandi à Saint-Malo. Elle est devenue miss Bretagne après la destitution d'Eugénie Journée. — Pierre Boucher

Propulsée miss Bretagne lundi en fin de journée deux jours après avoir été élue première dauphine, la jeune Léa Bizeul, 18 ans à peine, a assisté mardi au déferlement médiatique autour de la destitution d’Eugénie Journée. L’étudiante rennaise avait laissé sur son compte Facebook une photo d’elle dénudée, ce que le règlement interdit, et a donc été exclue. Samedi, c’est donc Léa Bizeul qui enfilera l’écharpe de miss Bretagne pour sa première sortie dans un centre commercial de la région rennaise, à quelques kilomètres au sud de Saint-Malo, sa ville natale.

Léa, quand avez-vous appris que vous étiez élue miss Bretagne ?

Le comité Miss France m’a appelée lundi soir. Je ne savais pas comment réagir. J’étais déçue pour Eugénie et je ne savais pas trop comment me placer.

Vous a-t-on expliqué les raisons de sa destitution ?

Oui, on m’a dit qu’il y avait un problème avec le règlement. On m’a demandé si j’étais concernée, si j’avais pu faire des photos qui ne respectaient pas ce règlement. Mais ce n’est pas le cas. J’ai simplement fait quelques photos de mode chez des photographes depuis deux ans.

Vous avez assisté à l’emballement médiatique autour de la destitution d’Eugénie, est-ce que cela vous fait peur ?

Oui un peu, mais j’essaie de ne pas trop regarder ce qui se dit sur les réseaux sociaux, de prendre du recul par rapport à cette histoire. Je me sens prête à l’affronter. Mes parents m’ont appelée. Ils n’étaient pas vraiment inquiets, plutôt surpris, ils font attention à moi.

Samedi vous porterez l’écharpe de miss Bretagne pour la première fois. Vous appréhendez ?

Ça doit faire un peu peur au départ, c’est sûr. Mais je suis très heureuse de représenter ma région et j’irai avec le sourire. Pour moi, ce sera une nouvelle expérience. Je partirai en novembre à Tahiti avec les autres miss. C’est une destination de rêve, quelque chose que je ne vivrai sans doute pas deux fois.

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Vous avez d’abord été élue miss Centre Bretagne en mars (devant Eugénie Journée), avant de concourir samedi. Pourquoi avoir participé ?

C’est ma mère qui m’a inscrite. Elle regarde souvent les élections de miss France et je pense qu’elle a voulu que je tente l’aventure. Pour moi, ce n’était pas un rêve de petite fille, je voulais avant tout profiter du moment. Je ne pensais pas du tout à la couronne. J’étais très heureuse de mon titre de première dauphine samedi et très heureuse pour Eugénie.

Vous venez d’intégrer un DUT de techniques de commercialisation à Saint-Brieuc. Pensez-vous pouvoir concilier vos études avec votre nouveau titre ?

Ce ne sera pas évident c’est certain. Mais je veux continuer mes études, au moins jusqu’à une cinquième année avant d’intégrer le monde du travail. Le monde de la mode fait souvent rêver, mais aujourd’hui je ne cherche pas à faire carrière dans le mannequinat. Je m’oriente plutôt vers le commerce international.