Equipe de France: Avec Ntep, la malédiction rennaise se poursuit

FOOTBALL L'attaquant n'est pas le premier Rouge et Noir à se blesser après une convocation en Bleu...

Jeremy Goujon

— 

Paul-Georges Ntep sur une civière, après sa blessure contractée à Monaco, le 4 octobre 2015.
Paul-Georges Ntep sur une civière, après sa blessure contractée à Monaco, le 4 octobre 2015. — V. Hache / AFP

Il ne fait pas toujours bon être appelé en équipe de France lorsqu’on évolue au Stade Rennais. Si certains (Fanni, Douchez, M’Vila) sont passés entre les mailles de la blessure ces dernières années, d’autres, à l’instar de Paul-Georges Ntep ce week-end, ont eu moins de chance.

Jimmy Briand

Le roi de la bicyclette est en pleine bourre au moment de rejoindre les Bleus, en mars 2009. Auteur de huit buts et cinq passes décisives en Ligue 1, le futur Guingampais est en plus le porte-bonheur du SRFC en Coupe de France. Hormis Sochaux en 32e de finale, « Jimmy B » marque ainsi à chaque tour, que ce soit contre Saint-Etienne en 16e (doublé), Lorient en 8e ou Rodez en quart.

Hélas pour lui, l’attaquant ne disputera ni la demie à Grenoble, ni la finale au Stade de France face à l’EAG. La faute à un genou gauche brisé après un choc avec le gardien toulousain Cédric Carrasso, durant un entraînement à Clairefontaine. Une image qui fait encore froid dans le dos, aujourd’hui…

Romain Alessandrini

Le Marseillais marche sur l’eau pour sa première saison en rouge et noir. Dix réalisations et cinq assists en 22 apparitions en championnat, des gestes exceptionnels, et, comme Briand, une propension à briller en Coupe… de la Ligue. Buteur face à Nancy (16e de finale), Arles-Avignon (8e) et Troyes (quart), le gaucher participe à la mémorable demie contre Montpellier.

Quinze jours plus tard, le 31 janvier 2013, il est convoqué en sélection par Didier Deschamps, en vue du match amical France-Allemagne (6 février). Au SdF, Alessandrini reste cependant sur le banc. Une déception minime, comparée à la rupture du ligament croisé antérieur du genou droit dont il est victime à Lille, le 15 février. Sans son meilleur élément, Rennes passera de la 5e à la 13e place en L1, et s’inclinera en finale de la Coupe de Ligue…

Benoît Costil

Dans des proportions moins dramatiques, l’actuel portier du Stade Rennais a vu, lui aussi, son genou droit flancher, le 5 septembre 2015. À Clairefontaine, une action anodine provoque une rupture du ligament interne, synonyme d’absence pendant (environ) deux mois. Une situation inhabituelle pour un joueur n’ayant jusque-là manqué que deux rencontres de championnat sur les six dernières années (période sedanaise en L2 comprise)…

En attendant de reprendre la compétition, Costil a dû esquisser un sourire à l’écoute de la dernière liste made in DD. Le refus, par Stéphane Ruffier (Saint-Etienne), d’endosser le rôle particulier de 3e gardien chez les Bleus, est effectivement bon signe dans l’optique de l’Euro…

Paul-Georges Ntep

Alors qu’il était en train de déborder le défenseur monégasque Andrea Raggi, dimanche après-midi, « PG » a brutalement interrompu sa course, se tenant l’arrière de la cuisse gauche avant de s’effondrer.

À l’issue du match en Principauté, son entraîneur Philippe Montanier « a confirmé que l’ischio-jambier était touché. Il reste à évaluer la gravité de la blessure. »

Les examens de mardi établiront la durée d’indisponibilité de l’ailier, rappelé cinq jours plus tôt en EdF. Mais remplacé, par la force des choses, par le Lyonnais Alexandre Lacazette, ce lundi…