Rennes: Le Refuge pour les jeunes homosexuels ouvrira à la fin de l’année

SOLIDARITE Le conseil d’administration de l’association vient de valider la création d’une antenne dans la capitale bretonne…

Jérôme Gicquel
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Etienne, bénévole de l'association, et Pierre Meunier, porteur du projet d'un Refuge à Rennes.
Etienne, bénévole de l'association, et Pierre Meunier, porteur du projet d'un Refuge à Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Accompagner au quotidien des jeunes rejetés par leurs proches en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. C’est la mission du Refuge, association fondée en 2003 à Montpellier par Nicolas Noguier. Déjà présente dans une dizaine de villes en France, l’association était jusqu’à présent absente dans le Grand Ouest. Ce sera chose faite d’ici la fin de l’année avec son implantation à Rennes.

Réuni le 24 septembre, le conseil d’administration de l’association a en effet validé la création d’une antenne locale dans la capitale bretonne, qui était en gestation depuis plusieurs mois. « L’implantation rennaise permet d’envisager à moyen et long termes un développement territorial dans le Grand Ouest avec de futures antennes organisées en délégation », précise l’association. Toujours en recherche d’un local, Le Refuge tiendra des permanences deux fois par semaine.

L’association accompagne chaque année 300 jeunes

Complémentaire d’autres associations luttant contre l’homophobie ou l’errance des jeunes, l’association propose par ailleurs « une prise en charge globale » des jeunes homosexuels ou trans. « C’est d’abord de l’écoute et un soutien psychologique auprès de personnes qui sont en danger dans leur cercle familial. Il y a aussi un volet hébergement et recherche d’emploi », explique Pierre Meunier, qui porte le projet à Rennes.

A son ouverture fin 2015, le Refuge prévoit d’accueillir entre 5 et 7 jeunes avant de passer à 10 ou 15 jeunes en 2016. Chaque année, l’association accompagne en moyenne 300 jeunes sur l’ensemble de la France. « Sur les trois régions du Grand Ouest, on estime que 40 jeunes pourraient potentiellement être accueillis » poursuit le bénévole.