Bretagne: Nouvelle polémique sur les menus de substitution

CANTINE La maire de Châteaugiron a supprimé depuis la rentrée les repas alternatifs au porc…

Jérôme Gicquel

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Les menus de substitution ont été supprimés depuis la rentrée à Châteaugiron.
Les menus de substitution ont été supprimés depuis la rentrée à Châteaugiron. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Après Chalon-sur-Saône, c’est à Châteaugiron en Ille-et-Vilaine que la question des menus de substitution vire à la polémique. Depuis la rentrée, les écoles de la commune ne servent en effet plus de menus alternatifs au porc à la cantine, une mesure qui était en vigueur depuis 1995. Cette décision de la maire et sénatrice UDI d’Ille-et-Vilaine Françoise Gatel a suscité l’indignation au Parti socialiste.

Dans un communiqué, les élus PS de la 5e circonscription ont dénoncé « l’attitude irresponsable de Madame Gatel qui instrumentalise le principe de laïcité ». « La laïcité, ce n’est pas la stigmatisation », poursuivent les élus socialistes. Les Jeunes socialistes d’Ille-et-Vilaine se sont montrés encore plus virulents à l’encontre de Françoise Gatel, estimant que « priver un enfant de repas le midi à des fins racistes est ahurissant ».

« Plus de légumes » pour ceux qui ne veulent pas de viande

Devant cette levée de boucliers, la maire de Châteaugiron n’a pas tardé à réagir. Pour l’édile, « la ville, au nom du caractère laïc et des services périscolaires, n’a jamais instauré de menu de substitution à la cantine municipale pour des motifs religieux ». Les repas de substitution servis dans les cantines de Châteaugiron depuis 20 ans seraient dus selon elle à « quelques initiatives personnelles ». « Seuls les enfants soumis pour des raisons médicales à des contraintes alimentaires validées par le médecin scolaire bénéficient d’un menu adaptée », poursuit l’élue.

« La ville respecte pleinement la liberté personnelle de culte et de conscience qui doit pouvoir s’exercer dans le domaine privé. Pour autant, l’école est un espace important de la vie publique et du vivre ensemble, qui forge la cohésion sociale », conclut la maire, invitant au passage les enfants qui ne veulent pas de viande un midi à « manger plus de légumes ».