Rennes: Les chiffres qui témoignent de la saturation de la rocade

TRANSPORTS La vitesse sera abaissée dans la nuit de mercredi à jeudi...

Camille Allain

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La rocade de Rennes le 29 septembre 2015.
La rocade de Rennes le 29 septembre 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Sur les bords de la rocade et aux alentours, les panneaux de limitation de vitesse ont déjà tous été changés. Le 1er octobre à minuit une, les automobilistes seront donc invités à lever le pied sur le périph rennais. Dans les cartons depuis plusieurs mois, la mesure de réduction de 20 km/h de la vitesse a un double objectif : limiter la pollution de l’air et réduire les embouteillages aux heures de pointe. La vitesse de 70 km/h, qui ne réjouit pas tous les automobilistes, serait en effet celle qui offrirait le plus de fluidité dans le trafic.

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Ville réputée dynamique, Rennes attire chaque année des milliers de familles, dont beaucoup s’installent en périphérie. Problème, ces nouveaux habitants s’engouffrent eux aussi sur les axes routiers déjà saturés. En 2002, la portion de rocade autour de la porte de Lorient voyait passer 98.000 véhicules par jour. En 2014, le chiffre a grimpé à 102.000. Une augmentation « raisonnable » de 4 % qui masque cependant des données plus alarmantes. Ainsi en 2002, la portion de rocade menant à Acigné, supposée la moins fréquentée, affichait 33.000 véhicules par jour. Douze ans plus tard, on est à 48.000, soit une augmentation de 45 % !

Toute la rocade Ouest bouchonne

Autre preuve de la hausse du trafic, la carte de la Direction interdépartementale des routes de l’Ouest (Diro) montre clairement la saturation quotidienne de la moitié ouest de la rocade. En 2002, alors que le métro venait d’être mis en service, seule la portion entre la porte de Saint-Nazaire et la porte de Saint-Brieuc coinçait.

Point positif cependant, la qualité de l’air ne semble pas s’être dégradée malgré la hausse du trafic quotidien ces dernières années. D’après les données de l’association Air Breizh, le taux moyen de microparticules est stable depuis dix ans, comme celui de l’oxyde d’azote.

La métropole a cependant vécu neuf jours de dépassement du seuil d’information l’hiver dernier. « Ce qui est important, ce n’est pas la valeur maximale, mais la qualité de l’air que l’on respire au quotidien », expliquait récemment Magali Carron. La directrice d’Airbreizh nous confiait alors que « les seuils d’alerte fixés par l’Europe étaient trop élevés ». Mais si l’on venait à les abaisser « toutes les villes seraient en permanence en alerte ».