Rennes: Le chantier LGV sur de bons rails

TRANSPORTS La pose des voies s’achève dans le département…

Camille Allain

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Le train de pose sur le chantier de la LGV en Ille-et-Vilaine, le 28 septembre 2015.
Le train de pose sur le chantier de la LGV en Ille-et-Vilaine, le 28 septembre 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

L’image est impressionnante. Au beau milieu de la campagne bretonne, perdu entre Noyal-sur-Vilaine et Châteaugiron, un train pas comme les autres circule sur le futur tracé de la LGV. Chargé de centaines de traverses de béton, ce train « de pose » acheté par le groupe Eiffage travaille toute la journée à installer les voies de la future ligne à grande vitesse, qui doit mettre Rennes à moins d’1h30 de Paris en 2017.

Depuis janvier, le convoi spécial de 600 mètres de long a déjà parcouru une grosse centaine de kilomètres entre Rennes et Laval, et d’ici quelques jours, toutes les voies auront été posées en Ille-et-Vilaine. Une belle performance quand on sait que le chantier de la LGV a débuté il y a trois ans à peine ! « Notre engagement, c’est de livrer la ligne le 15 mai 2017. Nous allons tenir notre engagement mais je doute que nous soyons prêts avant », tempère Marc Legrand, responsable d’Eiffage Rail Express.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les rails qui feront circuler les trains à 320 km/h ne sont même pas fixés au sol. Clipsés sur les 600.000 traverses de béton, les rails de 100 mètres de long sont simplement maintenus par du ballast. « Nous devrons relever les voies pour les poser à la bonne hauteur. A ce moment-là, le réglage se fait au millimètre », détaille Gérard Papillon, directeur technique à Eiffage.

La facture globale allégée ?

Le train spécial partira bientôt en Mayenne, pour poser les voies entre Laval et Conneré à partir d’octobre. Un chantier qui devrait être achevé d’ici la fin de l’année. S’en suivra alors une longue période de tests à partir de l’été 2016. « Vous verrez alors circuler des trains d’essai, y compris à grande vitesse. Cela nous prendra des mois avant de pouvoir présenter notre dossier à l’Autorité de régulation des activités ferroviaires », poursuit Marc Legrand.

Le coût du chantier, estimé à 3,4 milliards d’euros, pourrait d’ailleurs être allégé de quelques millions d’euros, grâce au respect du calendrier prévisionnel.