Ligue 1: Le Stade Rennais fâché avec les semaines à trois matchs

FOOTBALL Le club breton prend peu de points dans ce genre de série...

Jeremy Goujon

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Toute la frustration rennaise contre Troyes, symbolisée par Paul-Georges Ntep.
Toute la frustration rennaise contre Troyes, symbolisée par Paul-Georges Ntep. — ROUGE Mémoire

Certes, le Stade Rennais est désormais invaincu depuis sept journées. Certes, le SRFC est revenu au score pour la troisième fois d’affilée (la 4e en huit rencontres), après Lille et Ajaccio. Mais en concédant le nul face à Troyes (1-1), samedi soir, le club breton a aussi confirmé une tendance négative.

Des moyennes de points faméliques

Dès lors qu’il s’agit d’enchaîner les confrontations dans une période rapprochée, Rennes tourne en effet au ralenti. Pour la première saison de Philippe Montanier sur le banc rouge et noir, en 2013-2014, l’équipe tournait à 1,2 point par match lors des semaines à trois rendez-vous. Une moyenne encore plus faible l’année suivante, avec 0,7 point glané seulement.

Avec les trois unités acquises depuis le 18 septembre, les plus optimistes considéreront qu’il y a du progrès (un point par match). Les autres regretteront évidemment la mauvaise opération comptable réalisée contre deux relégables (Ajaccio, Troyes). « On prend deux points face à deux promus, mais on ne méritait pas plus », estime Montanier.

Des promus bien reçus

Le constat ternit quand même un début d’exercice réussi, même si le Stade Rennais n’est jamais très à l’aise face aux « petits nouveaux » de la Ligue 1… surtout à domicile. Sur les sept dernières réceptions de promu au Stade de la route de Lorient-Roazhon Park, les Bretilliens ont ainsi compilé deux victoires, un nul et quatre défaites (soit… un point de moyenne).

Dans ce contexte, le déplacement chez un supposé « gros », Monaco (4 octobre), inviterait presque à se réjouir. Sauf que Rennes sera privé en Principauté de plusieurs éléments majeurs.

Beaucoup d'absents à Monaco

Expulsé en fin de partie contre l’Estac, Yacouba Sylla est suspendu, tout comme Giovanni Sio (accumulation de cartons jaunes). Combiné aux absences pour blessure de Costil, Gelson Fernandes (lésion musculaire de la cuisse gauche) et sans doute Mexer (touché au genou), on obtient une formation orpheline à la fois de son meilleur buteur, de son duo de l’entrejeu et de ses patrons défensifs. En clair, le plus dur commence…