Bretagne: L’extraction de sable en baie de Lannion aura bien lieu

ENVIRONNEMENT Le décret vient d’être publié ce mercredi au Journal Officiel...

J.G. avec AFP

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Des manifestants opposés à un projet d'extraction de sable dans la baie de Lannion (Côtes d'Armor), le 8 juin 2015 lors de la visite du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron
Des manifestants opposés à un projet d'extraction de sable dans la baie de Lannion (Côtes d'Armor), le 8 juin 2015 lors de la visite du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron — FRED TANNEAU AFP

Après une longue bataille qui aura duré plusieurs années, la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) va pouvoir commencer à extraire du sable coquiller de la baie de Lannion dans les Côtes d'Armor. « Il est accordé à la société Compagnie armoricaine de navigation la concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor », portant sur les fonds marins du domaine public maritime au large des côtes des départements du Finistère et des Côtes-d'Armor », indique le décret publié ce mercredi au Journal Officiel.

La zone concernée représente une superficie de 4 km2 environ. La concession est accordée pour une durée de 15 ans et le volume d'extraction ne pourra pas excéder 250.000 m3 par an, précise le texte. Le ministère de l'Economie avait donné son feu vert en avril à cette exploitation tout en limitant l'extraction à un maximum de 250.000 m3 de sable par an, contre 400.000 envisagés initialement, et en interdisant toute exploitation durant la période estivale entre mai et août.

Un projet très contesté par les élus et les assos environnementales 

En outre, la CAN ne pourra pas extraire la première année plus de 50.000 m3 de sable, avant de pouvoir augmenter progressivement le volume extrait et atteindre les 250.000 m3 après cinq années d'exploitation. Une étude environnementale sera menée, dans un délai à fixer, et ses conclusions pourront conduire à une modification des conditions d'extraction.

Par ailleurs, la CAN devra rendre compte chaque année au préfet du Finistère de son activité et des suivis environnementaux réalisés. Ce projet fait l'objet d'une vaste opposition de la part des élus, associations environnementales et groupements de professionnels de la région, parmi lesquels les pécheurs.