Stade Rennais: Abdoulaye Diallo est arrivé à maturité

FOOTBALL Le gardien franco-sénégalais a acquis de l'expérience du côté du Havre...

Jeremy Goujon

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Le gardien rennais Abdoulaye Diallo, ici en Europa League contre l'Atlético Madrid, le 12 décembre 2011.
Le gardien rennais Abdoulaye Diallo, ici en Europa League contre l'Atlético Madrid, le 12 décembre 2011. — E. De La Fuente / LOF / Sipa

Près de six années après son premier match en Ligue 1, à seulement 17 ans, Abdoulaye Diallo va peut-être revenir dans la lumière, dimanche. En balance avec Olivier Sorin, le gardien du Stade Rennais postule effectivement à une place de titulaire pour le derby à Nantes.

Son salut est venu de la Ligue 2

Depuis ce fameux 29 novembre 2009, et une prestation remarquée à Lyon (1-1), Diallo aura connu des hauts et des bas. Champion d’Europe U19 en 2010 avec la France, le joueur ne parvient pas ensuite à exprimer tout son potentiel.

Ses cinq autres apparitions avec l’équipe première du SRFC (une en championnat, deux en Coupe de France, une en Coupe de la Ligue, une en Ligue Europa), étalées sur quatre saisons, ne respirant pas la sérénité, il est finalement prêté au Havre (Ligue 2), en janvier 2014 (expérience prolongée cinq mois plus tard). Le début de sa montée en puissance.

« Comme il a commencé en pro très jeune, on a tendance à oublier qu’Abdoulaye l’est encore, et donc à ne rien lui pardonner, raconte Philippe Bizeul, entraîneur-adjoint au HAC et ancien de la maison rouge et noire. À partir du moment où il a été dans un climat de confiance, notamment avec l’arrivée de Thierry Goudet [le coach principal havrais, nommé en décembre 2014], on a vu quelqu’un prendre une dimension nettement supérieure. Jusqu’à devenir international sénégalais, ce qui n’est pas rien. »

De la personnalité à revendre

Décisif samedi dernier en Namibie (0-2), selon Philippe Montanier, Abdoulaye Diallo semble avoir désormais la carrure pour évoluer durablement en L1 (du moins, pendant l’absence de Benoît Costil), après avoir compilé 52 titularisations, toutes compétitions confondues, avec le club doyen du foot français. « Il est d’un naturel calme, placide, ce qui ne l’empêche pas d’être très investi et très professionnel. C’est un garçon qui gagne vraiment à être connu », conclut Philippe Bizeul.