Rennes: La SNCF et Keolis lancent un forfait commun dédié aux étudiants

TRANSPORTS L’abonnement permettra de prendre le train, le bus, le métro et le vélo…

Camille Allain

— 

La station de métro République à Rennes.
La station de métro République à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

A Rennes, la moitié des 64.000 étudiants possèdent une voiture. Mais 70 % d’entre eux ont aussi un compte de covoiturage et utilisent fréquemment le train. Et ils sont quatre sur cinq à se servir régulièrement du vélo. Face à cette multiplication des modes de transport, la SNCF et Keolis ont décidé de lancer un forfait dédié aux étudiants permettant de cumuler les moyens de locomotion. « On voyait que la voiture était toujours très présente chez les étudiants. On s’est alors demandé comment les inciter à utiliser d’autres modes, notamment pour rentrer chez eux le week-end », explique Natacha Mével, chargée de mission à Bretagne Mobilité Augmentée (BMA) qui a porté le projet.

Près de cent cobayes, 100 % de satisfaction

Testée auprès de 90 étudiants l’an dernier, la méthode a semblé séduire les cobayes. Le forfait affichait en fin d’année un taux de satisfaction de 100 %. « J’utilisais un peu tous les modes de transport donc pour moi c’était intéressant niveau tarifaire. Et ça m’a fait redécouvrir le vélo. Aujourd’hui, je n’utilise presque que ça », témoigne Jenny, étudiante en 6e année de médecine.

Lancé à Rennes et Brest à la rentrée, le forfait offre deux possibilités. Soit une version allégée (55 euros l’année) offrant des tickets de bus et métro à la carte, un abonnement Vélostar, une carte 18-27 ans à la SNCF, des réductions sur les TER et des avantages sur le site Idvroom, site de covoiturage de la SNCF. Soit une version incluant les mêmes conditions mais accompagnée d’un abonnement mensuel au réseau Star (30 euros par mois).

Ce « choc de simplification » a tapé dans l’œil de la SNCF, qui a décidé de tester le dispositif dans sept autres villes étudiantes (Bordeaux, Lyon, Nantes, Angers, Metz, Nancy, Caen). Pour les universités, l’enjeu est également de taille. « 14 % de nos étudiants viennent à Villejean en voiture. C’est assez peu car nous avons le métro à deux pas, mais cela pose quand même des problèmes de circulation et de stationnement sur le campus et dans tout le quartier », a réagi Olivier David, le président de l’université Rennes 2.

A noter que Rennes avait déjà inspiré plusieurs villes en décalant les horaires du début des cours à la fac pour limiter l’hyperpic de fréquentation du métro. Une initiative à l’étude dans de nombreuses métropoles aujourd’hui, y compris Paris.