L’école du one-man-show de Paris ouvre une antenne à Rennes

HUMOUR La formation a été lancée par William Pasquiet et Sylvie Joly en 1994…

Camille Allain

— 

Connue dans la série Bref, la comédienne Bérangère Krief est passée par l'école du one-man show.
Connue dans la série Bref, la comédienne Bérangère Krief est passée par l'école du one-man show. — JDD / SIPA

Ils se nomment Baptiste Lecaplain, Bérangère Krief, Thomas Ngijol, Fabrice Eboué ou Gaspard Proust. Leur point commun ? Tous ces jeunes humoristes sont passés par l’école du one-man-show de Paris, avant de devenir les vedettes que l’on connaît aujourd’hui. Créée en 1994 par William Pasquiet et la comédienne Sylvie Joly, décédée le 4 septembre, l’école va ouvrir une antenne à Rennes le 28 septembre. « On cultive cette idée que tout se passe à Paris. Mais je suis persuadé que c’est de province que les idées vont émerger, d’autant qu’il est sans doute plus facile de démarrer loin de la capitale. A Paris, tout est bloqué », explique William Pasquiet, le fondateur de l’école.

Alors tout jeune comédien, celui qui est aujourd’hui professeur a vu Sylvie Joly lui souffler l’idée d’ouvrir une école dans les années 90. Installé au Point Virgule devant trois élèves, il lancera alors sa propre école du one-man-show. Vingt ans plus tard, ce sont 300 personnes qui fréquentent l’établissement parisien au quotidien, devenu une référence dans le milieu. Un succès pour son fondateur, qui l’a cependant poussé à prendre ses distances il y a deux ans. Il rejoint alors la Bretagne. « L’humour est quelque chose de très à la mode. La télévision laisse penser que l’on peut réussir très vite. Les boîtes de production, elles, piochent dans les talents et les utilisent comme des produits. J’avais besoin de prendre du recul », explique William Pasquiet.

« Le comique, ça se développe »

Après avoir passé des mois à peindre dans son atelier près de Josselin, l’humoriste a senti le besoin de revenir sur scène. « J’ai ouvert l’école il y a 21 ans avec Sylvie Joly. Aujourd’hui, j’ouvre la deuxième au moment même où elle décède. J’y vois un symbole », témoigne le professeur. Il proposera à partir du 28 septembre un cours hebdomadaire au café La Lanterne à Rennes. « On ne naît pas avec une nature comique, on la développe. Mais c’est d’abord beaucoup de travail, de technique. Ça peut être un loisir, mais un loisir sérieux », poursuit William Pasquiet. La marraine de l’école Anne Roumanoff devrait également quelques classes lors de ses passages à Rennes.