Rennes: La ville revoit son dispositif d'accueil des migrants

SOCIAL Des durées maximales de séjour seront désormais imposées...

Camille Allain

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Une jeune fille d'origine mongole dans un squat à Rennes en janvier 2014.
Une jeune fille d'origine mongole dans un squat à Rennes en janvier 2014. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La nouvelle convention actée devant le conseil municipal de Rennes serait sans doute passée inaperçue si le dossier des migrants n’avait pas été aussi brûlant. Lundi soir, les élus se sont pourtant penchés sur l’évolution du dispositif d’hébergement d’urgence Coorus. Créée en 2011 après l’évacuation du squat de la rue Postel pour accueillir les nouveaux arrivants, la plate-forme ne répondait plus à ses objectifs. « Le dispositif permettait d’héberger les migrants pendant la période d’instruction de leur dossier et devait donc être temporaire mais beaucoup de familles sont toujours là », indique Frédéric Bourcier, adjoint en charge de la Solidarité.

Alors que 95 personnes étaient logées par le biais de Coorus à la fin 2011, 53 d’entre elles étaient toujours sans solution quatre ans plus tard. « Il nous fallait définir un nombre de jours de séjour maximum et revoir les conditions d’accès », poursuit l’élu socialiste. La mise à l’abri des migrants sera ainsi limitée à trois, quatre ou six mois selon leur situation administrative. La gestion du dispositif reste cependant confiée à l’association Sauvegarde de l’enfant 35, qui mène le projet depuis le début.

Polémique autour des Somaliens

Vendredi, la maire de Rennes Nathalie Appéré a annoncé que Rennes « pouvait faire plus » pour l’hébergement des migrants et que la ville était prête à en accueillir davantage. Une phrase qui n’a pas manqué de faire réagir puisqu’au même moment, une procédure de demande d’expulsion était étudiée devant le tribunal administratif de Rennes. Sortis de tout cadre légal, des Somaliens ont trouvé refuge au camping des Gayeulles. La décision sera connue dans un mois.