Rennes: Les prairies Saint-Martin se transforment en observatoire scientifique

NATURE Le futur parc naturel urbain accueillera une station de recherche…

Camille Allain

— 

Les berges du canal Saint-Martin seront aménagées pour les piétons et les cyclistes.
Les berges du canal Saint-Martin seront aménagées pour les piétons et les cyclistes. — Agence Base

Au milieu des grues et des innombrables chantiers immobiliers, les tranquilles prairies Saint-Martin offrent un écrin de verdure en plein cœur de Rennes. Voué à être transformé en « parc naturel urbain » d’ici 2018, l’espace aujourd’hui en friche accueillera également un « observatoire d’écologie urbaine » comme l’a annoncé la municipalité en conseil municipal lundi soir. Cette station scientifique accueillera des membres du CNRS, ainsi que des étudiants et enseignants chercheurs de six écoles et universités rennaises.

« Avoir des lieux de respiration »

Installés le long du canal, dans la ferme voisine de l'ancien café Le Bon Acceuil, qui accueille aujourd'hui des expositions, les scientifiques seront chargés de suivre l’évolution de la nature, de la faune, la flore et des cours d’eau en plein cœur de ville. Ils devront également restituer ces informations aux habitants du quartier et aux promeneurs. « Quand on vit dans un habitat dense, il faut pouvoir être en contact avec la nature facilement, avoir des lieux de respiration », justifie Daniel Guillotin, adjoint à l’écologie urbaine.

Saint-Martin : les délais allongés, le coût du projet a doublé

 

Les travaux d’aménagement du parc de 30 hectares débuteront en 2016. Des jeux pour enfants, des parcours de santé et peut-être même une guinguette viendront animer les lieux. La ville n’a cependant pas résolu l’épineux problème qui l’oppose aux habitants des prairies. En juin, la majorité socialiste avait annoncé vouloir élargir le périmètre du parc, obligeant 14 familles à quitter leur maison, qui seront rasées. Une décision difficile à avaler pour les riverains, qui ne veulent rien entendre. « Nous touchons là à des problèmes intimes pour ces familles. Le dialogue se poursuit », assure Sébastien Sémeril, adjoint en charge de l’urbanisme.