Crise des migrants: Rennes se dit prête à accueillir les réfugiés

IMMIGRATION La maire a répondu à l'appel du réseau des villes solidaires...

Camille Allain

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Nathalie Appéré, ici aux côtés de son adjointe à l'éducation Lénaïg Briero.
Nathalie Appéré, ici aux côtés de son adjointe à l'éducation Lénaïg Briero. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La diffusion de la photo d’Aylan, jeune Syrien mort noyé après avoir tenté de rejoindre la Turquie, a semble-t-il incité les pouvoirs publics à se mobiliser en faveur de la cause des migrants… Vendredi, la maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a annoncé avoir répondu à l’appel lancé par le réseau des villes solidaires, se disant prête à accueillir des migrants.

« Notre ville est et sera à la hauteur de ses responsabilités. Rennes participe déjà à l’accueil et à l’accompagnement des migrants. Mais aujourd’hui, la situation humanitaire exige que nous fassions plus pour les réfugiés. Nous y sommes prêts », a déclaré la maire dans un communiqué.

Le débat en conseil municipal

Le débat s’invitera également lundi soir lors du conseil municipal lorsque les élus aborderont la délibération relative au dispositif Coorus (Coordination réseau urgence sociale). Créée en 2011 après l’évacuation du squat de la rue Postel, cette plate-forme était censée être temporaire et accueillir régulièrement de nouveaux arrivants, en soutien aux dispositifs d’Etat.

Crise des migrants. Suivez les événements de vendredi.

Mais cette solution d’hébergement proposée volontairement par la ville se heurte à l’immobilité de certaines familles, dont le dossier de régularisation n’aboutit pas. Les conditions d’accueil devraient évoluer. Plus tôt dans la journée, la ville de Saint-Nazaire a également fait part de son souhait d’accueillir des migrants. 

A noter qu'au même moment, la ville de Rennes demandait l'explusion du campement de migrants installé dans le camping des Gayeulles. Réuni vendredi matin, le tribunal administratif a mis sa décision en délibéré et se prononcera dans un mois. «En tant qu'institution, nous ne pouvons pas accepter une occupation illégale, d'autant plus quand elle met en danger ses occupants», a réagi l'adjoint aux solidarités Frédéric Bourcier.