Bretagne: Malgré la crise, les agriculteurs ont le cœur à la fête

SOCIAL Les Jeunes Agriculteurs étaient à l’honneur tout ce week-end à Bazouges-la-Pérouse...

Jérôme Gicquel

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Les agriculteurs ont reçu la bénédicition de Monseigneur d'Ornellas, archevêque de Rennes.
Les agriculteurs ont reçu la bénédicition de Monseigneur d'Ornellas, archevêque de Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Si leur filière est en crise, pas question pour les Jeunes Agriculteurs (JA) d’Ille-et-Vilaine d’annuler leur traditionnelle fête de fin d’été. Bien au contraire. Attirant chaque année des milliers de visiteurs, l’événement, qui se tenait ce week-end à Bazouges-la-Pérouse, est aussi un bon moyen d’échanger avec les consommateurs. « Nous défendons le manger français. La qualité de nos produits est reconnue mais le client est trop souvent perdu avec les étiquettes dans les rayons », souligne Jean-Paul Riault, président des JA Bretagne.

Un constat partagé par Hélène, jeune maman venu de Fougères, à quelques nuances près. « J’essaie bien sûr d’acheter français mais je fais quand même attention au portefeuille », assure-t-elle. Pour sauver la filière agricole, la solution est pourtant simple selon Loïc Guines, président de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) d’Ille-et-Vilaine. « Il faudrait que chaque famille dépense 100 euros de plus chaque année et nos agriculteurs pourraient enfin vivre correctement de leur métier », précise-t-il.

Trop de réglementation par rapport aux autres pays européens

Jeudi, Loïc Guines prendra comme des centaines d’éleveurs la direction de Paris pour faire entendre la colère du monde agricole. « On réclame surtout de la simplification dans le pouvoir d’entreprendre. Il y a une suréglementation en France par rapport à ce que l’Europe nous demande qui n’est plus acceptable et nous fait perdre en compétitivité », explique le syndicaliste.

Vice-présidente du comité régional porcin, Nathalie Marchand en appelle quant à elle à « un peu de patriotisme » de la part des foyers français et des collectivités pour redonner de l’élan à une agriculture bretonne aujourd’hui à bout de souffle.