Bretagne: La reprise de Doux par Terrena se précise

ECONOMIE Annoncée en mai, la cession pourrait être effective en janvier…

J.G. avec AFP
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Le siège du groupe volailler Doux à Chateaulin dans le Finistère.
Le siège du groupe volailler Doux à Chateaulin dans le Finistère. — Fred Tanneau AFP

En proie à de grosses difficultés ces dernières années, Doux va changer de main. Le volailler breton devrait en effet passer en janvier dans le giron du groupe coopératif agricole Terrena, deuxième en France du secteur, a indiqué Arnaud Marion, président du directoire du volailler, dans un entretien au Télégramme. « Il n'y aura pas d'impact social, le groupe Doux restant d'ailleurs une entité autonome et spécialisée », a souligné Arnaud Marion, faisant en outre état de très bons résultats au premier semestre.

Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 252 millions d'euros au cours des six premiers mois de l'année et enregistré un résultat net de 7 millions d'euros. « C'est une performance énorme pour une entreprise qui était en redressement judiciaire il n'y a encore pas très longtemps » a indiqué le président du directoire.

Redressement judiciaire et supression d'emplois

La cession de Doux à Terrena prévoit que le groupe D&P Participations, filiale de la holding de la famille Calmels, cède la totalité de ses parts, soit 52,5%, au groupe coopératif basé à Ancenis en Loire-Atlantique. A l'issue de l'opération, Terrena détiendrait la majorité du capital de Doux, aux côtés des actionnaires de référence actuels: le groupe saoudien Almunajem (25%), principal client du volailler, et la famille Doux (22,5%).

Troisième acteur français de la volaille avec plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014, Doux est présent sur deux marchés principaux: le grand export de volaille, notamment vers le  Moyen-Orient, et les produits élaborés, principalement sous la marque Père Dodu. Doux avait été placé en redressement judiciaire en juin 2012, en raison d'importantes dettes. Dans la foulée, il avait supprimé près d'un millier d'emplois avant d'établir un plan de continuation, validé en novembre 2013.