Morte il y a 350 ans, Louise de Quengo voulait être enterrée à Rennes

HISTOIRE La religieuse a été retrouvée sous le couvent des Jacobins…

Camille Allain

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Le corps de Louise de Quengo, morte en 1656, a été ôté de tous les tissus à Toulouse.
Le corps de Louise de Quengo, morte en 1656, a été ôté de tous les tissus à Toulouse. — Inrap

La découverte de sa sépulture l’an dernier avait provoqué l’émoi des scientifiques. Dans un état de conservation exceptionnel, le corps de Louise de Quengo, morte il y a plus de 350 ans, a été mis au jour lors des travaux de construction du futur centre des congrès dans l’ancien couvent des Jacobins. Des cheveux et des tissus ont ainsi traversé les siècles sous la terre. Mais plusieurs semaines après la révélation de cette découverte majeure, c’est la question de l’inhumation de Louise de Quengo qui pose question.

 

Ses descendants se consultent actuellement pour savoir si c’est à Rennes ou à Tonquédec (Côtes d’Armor) que la noble doit être enterrée. Et à en croire les historiens, c’est de la capitale bretonne que la femme voulait faire sa dernière demeure. « Nous n’avons pas retrouvé le testament de Louise de Quengo, daté du 5 mars 1656, mais nous avons mis la main sur plusieurs actes », a expliqué un conservateur des archives à Ouest-France. L’un de ces actes précise que c’est « en la chapelle Notre Dame » du couvent des Jacobins qu’elle voulait être inhumée.

Hors la loi

Chassée par l’imposant chantier du centre des congrès, Louise de Quengo ne pourra pas reposer dans un lieu sacré comme elle le souhaitait. C’est aujourd’hui interdit par la loi, sauf en cas de dérogation. Dérogation qui a été refusée. Son corps est aujourd’hui conservé à Toulouse, dans une chambre froide.