Rennes: Une école dédiée à la création d'entreprise voit le jour

EMPLOI Des anciens de la Cantine numérique lancent une formation en septembre…

Camille Allain

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Laurent Morrisseau, Karine Sabatier et Guillaume Chevalier (de g. à d.) ont créé la Shift School.
Laurent Morrisseau, Karine Sabatier et Guillaume Chevalier (de g. à d.) ont créé la Shift School. — DR Le Shift

Vous voulez créer votre entreprise mais vous ne savez pas comment ? Alors laissez des pros vous guider. Anciens membres actifs de la Cantine numérique rennaise, Karine Sabatier et Guillaume Chevalier se sont associés au spécialiste du consulting Laurent Morrisseau pour créer une « école » de la création d’entreprise baptisée Shift School.

Cette formation qui débutera en septembre a pour objet d’aiguiller les porteurs de projet dans leur processus de création. « L’idée c’est de donner les clés, les outils pour réussir. Les trois quarts du temps, les erreurs qui sont commises sont évitables parce que ce sont toujours les mêmes », explique Guillaume Chevalier.

Rennes, un terreau fertile

Le jeune homme a animé pendant plusieurs années le Booster, structure d’accueil pour les créateurs d’entreprise fondé par la Cantine numérique. « Des porteurs de projets, on en a vu passer. Beaucoup de gens qui pensaient faire le buzz, sans réfléchir au modèle économique ou aux besoins des clients ».

Porté par son secteur numérique et son nouveau label French Tech, Rennes est un terreau fertile de start-up et il ne devrait pas être trop difficile pour les trois associés d’attirer les candidats. « Nous avons déjà une dizaine de personnes inscrites. Notre idéal, ce serait de monter à quarante », poursuit Guillaume.

La formation, qui débutera en septembre, se fera à travers sept séances le lundi en soirée, afin d’attirer ceux qui sont salariés. Plusieurs professionnels seront également amenés à s’exprimer, afin de fournir un retour d’expérience aux novices.

« Aider à réduire les risques »

La création d’entreprise a beau avoir le vent en poupe, il ne faut cependant pas négliger que le pari est parfois risqué. « Nous voulons aider les gens à réduire les risques. Quand on a 23 ans, on peut se permettre d’essayer de se lancer. Mais quand on en a 40, qu’on a des enfants et un emploi, il vaut mieux calculer avant de passer à l’action », insiste Guillaume Chevalier.

Les inscriptions sont possibles jusqu’à la veille de la première session.