Rennes: 350 ans après sa mort, l'inhumation de Louise de Quengo fait débat

HISTOIRE Le corps de la femme a été retrouvé dans un état exceptionnel...

C.A. avec AFP

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Le corps de Louise de Quengo, morte en 1656, a été ôté de tous les tissus à Toulouse après sa découverte à Rennes.
Le corps de Louise de Quengo, morte en 1656, a été ôté de tous les tissus à Toulouse après sa découverte à Rennes. — Inrap

Voilà un peu plus d’un an que le corps de Louise de Quengo a été mis au jour sous les fondations de l’ancien couvent des Jacobins à Rennes, actuellement transformé en centre des congrès.

Révélée en juin, la découverte du corps de cette religieuse de Rennes affole les scientifiques. Car 350 ans après sa mort, la dépouille de Louise de Quengo est dans un état exceptionnel.

On n’enterre plus personne dans une église

Un mois après la nouvelle, qui a fait le tour des médias du monde, les descendants de Louise de Quengo se concertent via internet pour décider du lieu où elle sera définitivement réinhumée. L’inhumation dans un lieu sacré d’abord envisagée étant aujourd’hui interdite par la loi, c’est donc soit à Rennes, soit à Tonguédec (Côtes d’Armor), où l’un des deux frères de Louise avait acheté un château fort en 1636, qu’elle sera enterrée.

« Qu’elle retrouve calmement une dernière demeure »

Pour trancher, « les quelques anciens ont décidé de demander l’avis de la famille » via internet explique le général Pierre de Tonquédec, l’un des lointains petits-neveux de Louise. Au total, environ 80 descendants indirects ont été sollicités. Parmi eux, figure notamment l’acteur Guillaume de Tonquédec, l’un de ses arrière petits-neveux. La réponse doit être connue le 23 août. « Le but, c’est qu’elle retrouve calmement une dernière demeure », précise son descendant.