L’été s’annonce canon pour le tourisme breton

TOURISME La Bretagne a bénéficié de formidables coups de pub…

Camille Allain

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Illustration d'une jeune femme allant se baigner sur une plage de Dinard.
Illustration d'une jeune femme allant se baigner sur une plage de Dinard. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ça y est le 14 juillet est passé et les vacances d’été sont officiellement lancées dans l’Hexagone. En Bretagne cependant, les touristes n’avaient pas attendu la saison estivale pour arriver.

Profitant de l’effet combiné des grandes marées, de l’élection de Ploumanac’h comme village préféré des Français, ou du passage du Tour de France, la Bretagne s’apprête sans doute à vivre l’une de ses plus belles saisons estivales sur le plan touristique.

« On remercie BFM TV »

« On a déjà fait de très bons mois d’avril, de mai et de juin. Oui, on s’attend vraiment à un bel été ». Patron d’un café de Trébeurden dans les Côtes d’Armor, Stéphane avait le sourire quand nous l’avons rencontré il y a quelques semaines. Et il n’est pas le seul.

D’après une enquête menée par le Comité régional du tourisme (CRT), 74 % des professionnels sont satisfaits de l’avant-saison bretonne. « On remercie la journaliste de BFM TV de s’être fait arroser », plaisante Michael Dodds, directeur du CRT.

A l’image de l’aventure vécue par l’envoyée spéciale lors des grandes marées, la région profite ces dernières années d’une impressionnante médiatisation de ces destinations. « Pour nous, c’est vraiment bénéfique car cela montre que la région est dynamique, sympathique, que les gens sont accueillants, qu’il y a plein de choses à faire ici », poursuit le directeur.

Car si la Bretagne a ses habitués, elle peine à convaincre les fameux primo-visiteurs et reste scotchée à la quatrième place des régions les plus touristiques après l’Ile de France, PACA et Rhône-Alpes.

La météo bretonne, un atout !

La Bretagne profite également de son bel été 2014. Alors que toute la France était arrosée en juillet, la péninsule avait bénéficié d’un bel ensoleillement. Une belle publicité pour contrer les a priori sur la météo.

« Si la canicule perdure, ça pourrait être tout bon pour nous. Les gens pourraient venir chercher la fraîcheur », poursuit Michael Dodds. En 2003, année de la plus forte canicule, 100 millions de nuitées avaient été comptabilisées. Un chiffre jamais égalé depuis.

Après un exercice 2012 catastrophique, la Bretagne voit sa fréquentation repartir à la hausse depuis deux ans. Un élément déterminant pour l’économie. Car selon des données publiées par l’Insee, le secteur du tourisme emploie plus de 57.000 personnes dans la région, soit 8 % du PIB.