Rennes: Les prix de l’immobilier quartier par quartier

IMMOBILIER Le centre-ville et le quartier de la gare sont particulièrement demandés…

Camille Allain

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Le projet immobilier de l'ancienne brasserie à Saint-Hélier.
Le projet immobilier de l'ancienne brasserie à Saint-Hélier. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Comme chaque année à cette période, le conseil régional des notaires livre ses chiffres de l’immobilier établis à partir des actes signés dans l’année passée. L’occasion de voir l’évolution du marché dans les différents quartiers de la ville. Premier constat, l’Ille-et-Vilaine est le seul département breton qui affiche des prix de vente stables, voire en légère hausse, notamment grâce à l’attractivité de Rennes et de sa métropole. De grandes disparités existent malgré tout.

Le sud gare prend le bon train

 

Les prix de vente d’appartements anciens, d’appartements neufs et de maisons à Rennes. - Conseil des notaires

 

Premier constat à Rennes, le quartier sud gare semble avoir la cote auprès des acquéreurs. « L’arrivée de la LGV et du nouveau projet EuroRennes booste clairement le quartier », assure Damien Gueguen, notaire à Rennes. Le prix des appartements anciens a progressé de 14,5 % (2.220 euros le m²) et celui des maisons anciennes a grimpé de 4 %. Le quartier le plus chic reste sans hésiter Thabor Saint-Hélier, où les ventes dépassent régulièrement les 500.000 euros. C’est plus compliqué pour certains quartiers comme Cleunay, où le prix médian des appartements anciens recule de 5,8 % ou le Blosne, où le prix du m² est tombé à 1.420 euros.

La première couronne a la cote

 

Autour de Rennes, les communes périphériques profitent toujours de l’attractivité de l’agglomération, même si les prix des maisons anciennes reculent légèrement (-2,7 %). « On voit que Chantepie recule fortement. La commune a livré de nombreux appartements neufs. L’attractivité des biens des années 60/70 en a pris un coup », poursuit Damien Gueguen. La remarque est d’ailleurs valable pour l’ensemble des biens. « Quand il y a trop de travaux d’isolation ou de réfection des toitures par exemple, les biens se vendent très mal. A moins de descendre le prix », confirme Philippe Gautier, délégué au conseil régional des notaires.

La seconde couronne en ordre dispersé

 

Pour les communes de la seconde couronne, on voit clairement l’effet de proximité jouer. Ainsi, les communes les plus proches de Rennes restent les plus demandées, malgré certains prix en légère baisse, comme à Thorigné-Fouillard (-8,8 %). Janzé, Guichen et Corps-Nuds paient leur éloignement de la capitale régionale, et parfois leurs difficultés d’accessibilité. « Dans le milieu rural, les entreprises s’installent le long des grands axes routiers. C’est là que se créent les emplois et les communes en profitent », poursuit Damien Gueguen.

La Guerche, territoire en difficulté

 

Dans le reste du département, on voit que les prix de vente médians sont très dispersés que l’on achète à La Guerche-de-Bretagne ou Montfort-sur-Meu. En Ille-et-Vilaine, le prix des maisons anciennes a baissé en moyenne de 2,8 % entre mars 2014 et mars 2015.