Rennes: En festival, optez pour le gobelet fait avec des algues

INITIATIVE La petite entreprise Esprit Planète veut lancer un nouveau concept de verre...

Camille Allain

— 

Jean-Baptiste Le Roux mène le projet de gobelet à base de plastique d'algues pour Esprit Planète.
Jean-Baptiste Le Roux mène le projet de gobelet à base de plastique d'algues pour Esprit Planète. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il y a un peu plus de cinq ans, les gobelets réutilisables n’avaient pas encore conquis tous les festivals. C’est à cette époque que Bruno Rughoobur, patron du café-concert Le Sablier, avait lancé sa petite société Esprit Planète à Rennes. L’objectif ? Proposer des gobelets réutilisables aux organisateurs d’événements, y compris les tout-petits comme la kermesse de l’école du coin.

« Ça se faisait ailleurs mais les verres étaient lavés en Espagne. On perdait un peu le côté écolo. Nous, on travaille avec des gros festivals comme Les Rendez-Vous de l’Erdre à Nantes, mais aussi des petites associations », raconte Bruno. Depuis, les initiatives ont fleuri un peu partout en Europe.

Alléger le bilan carbone de la société

Cinq ans et des millions de verres fabriqués plus tard, l’entrepreneur a voulu pousser sa réflexion plus loin et proposer un gobelet composé à partir d’algues. Avec 25 % d’algues dans son verre, Esprit Planète allège de 30 % son bilan carbone.

« C’est une logique d’économie circulaire. On récupère les algues et on les utilise pour faire du plastique qui est transformé en gobelets. Quand les gobelets sont abîmés, on aimerait qu’ils servent à faire des pare-chocs de voiture par exemple », poursuit Jean-Baptiste Le Roux, qui pilote le projet pour Esprit Planète.

Un triporteur pour limiter les déplacements

D’autant que la solution la plus probable pour réaliser ces gobelets est aujourd’hui installée à Saint-Malo. La société Algopack a déjà testé des produits similaires. Pour aider au financement de cet investissement, Esprit Planète, qui fait travailler des personnes en réinsertion dans ses ateliers de lavage, a lancé une opération de crowdfunding sur le site Ulule, pour financer une partie de l’achat du matériel nécessaire.

Le moule sera installé dans l’usine de fabrication La Française du Plastique à Laval. Et si le succès est là, Bruno Rughoobur aimerait acheter un vélo triporteur pour transporter ses gobelets : « Je n’en peux plus de voir le camion rouler pour emmener les gobelets ici ou là ».