Rennes: Le nouveau « cerveau » de la LGV contrôle tous les trains dans l’Ouest

TRANSPORTS Installé près de la gare, le bâtiment pilote les aiguillages et l’alimentation électrique…

Camille Allain

— 

La salle principale d nouveau poste de commande du réseau ferré du Grand Ouest à Rennes.
La salle principale d nouveau poste de commande du réseau ferré du Grand Ouest à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ceux qui prennent régulièrement le train à Rennes n’ont pas pu le manquer. Avec sa couleur rouille et sa façade trouée, le nouveau poste de commande de la SNCF se fait facilement remarquer au milieu des vieux wagons stockés à la gare de la capitale bretonne.

Inauguré mardi par les élus, le bâtiment fait office de « cerveau » de la Ligne à grande vitesse (LGV). A l’intérieur, les agents de la SNCF auront deux missions principales. D’abord piloter l’alimentation électrique d’une immense zone ouest s’étendant du sud de Paris à Bordeaux en passant par Brest et Bourges, soit 2.300 km de voies ferrées. Mais aussi de gérer l’aiguillage de la LGV depuis le Mans jusqu’à Rennes, ainsi que toutes les arrivées de train dans la future gare de la capitale bretonne.

L’extérieur du nouveau poste de commande du réseau ferré du Grand Ouest à Rennes. - C. Allain/APEI/20 Minutes

 

Un investissement conséquent (37 millions d’euros au total) mais nécessaire avant l’arrivée de la Ligne à grande vitesse en 2017. « On a parfois du mal à le croire, mais en gare de Rennes, certains aiguillages se faisaient encore à la main avec des leviers mécaniques vieux de 70 ans », détaille Patrick Leweurs, directeur du projet de la LGV. Une tâche difficile pour les cheminots quand 400 trains passent au quotidien, parfois toutes les trois minutes en heure de pointe. Une soixantaine d’agents travaillera 24h sur 24 dans ce « cerveau ».

« Nous tenons le calendrier »

Les équipements, dont les plus anciens datent de l’entre-deux-guerres, seront progressivement remplacés avant la mise en service de la nouvelle LGV. Le colossal projet à plus de trois milliards d’euros avance visiblement à bon rythme.

« Nous tenons l’enveloppe et le calendrier. Le chantier sera achevé en 2016 et nous pourrons alors mener nos essais et former nos 500 conducteurs jusqu’en avril 2017 », poursuit le directeur du projet Patrick Leweurs. Les premiers trains commerciaux devraient circuler en 2017.