Rennes: Encore des débrayages à l’usine PSA

SOCIAL La CGT mobilise les salariés sur le projet de changements d’horaires de la direction…

Jérôme Gicquel

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Illustration d'une ligne de montage à l'usine PSA La Janais.
Illustration d'une ligne de montage à l'usine PSA La Janais. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Les débrayages se multiplient en juin à l’usine PSA de la Janais. Après une mobilisation le 2 juin et quatre autres entre le 8 et le 11 juin, la CGT appelle de nouveau les salariés à se mobiliser toute cette semaine en débrayant de 13h à 13h30. Motif de la grogne, le projet de changement d’horaires voulu par la direction.

Après avoir supprimé ses équipes de nuit, puis ses équipes d’après-midi, l’usine de Chartres-de-Bretagne réfléchit à passer la production du matin en horaires classiques de journée. Sauf que cette nouvelle organisation du travail entraînerait « la suppression d’une prime d’équipe », selon le syndicat, soit une perte de « 110 à 125 euros par mois » pour les salariés. 

Un comité d’entreprise extraordinaire ce mardi

Conséquence de cette nouvelle organisation, les lignes de car qui acheminent chaque jour quelques 300 salariés de l’usine pourraient également être supprimées. « Ces salariés vont donc subir une double peine puisque certains seront en difficulté pour venir travailler, d’autres devront payer leur transport personnel et donc perdre du pouvoir d’achat sans parler de leur état de fatigue avant de prendre le volant », dénonce le syndicat. La direction explique quant à elle que les nouveaux horaires de travail en journée doivent permettre « de trouver davantage de solutions de mobilité comme le covoiturage, le bus ou le train ».

Ces nouveaux débrayages interviennent alors qu’un comité d’entreprise extraordinaire doit se tenir mardi à l’usine de La Janais. A l’ordre du jour : le projet de vente de l’activité EVN (préparation et envoi de véhicules neufs) à Gefco, ancienne filiale logistique du constructeur automobile. Selon la CGT, plusieurs sites dont celui de Rennes seraient concernés par la vente de cette activité qui emploie environ 400 salariés.