Rennes: En deux ans, le 1988 Live Club a su se faire un nom

EVENEMENT Installé dans la discothèque Le Pym’s, le club invite Chloé et Jennifer Cardini pour fêter sa fin de saison…

Camille Allain

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Le Dj Arnaud Rebotini lors d'une soirée au 1988 Live Club.
Le Dj Arnaud Rebotini lors d'une soirée au 1988 Live Club. — Ronan Simon

« Quand on a dit que l’on voulait monter une salle de concert dans une des plus vieilles boîtes de Rennes, les gens n’y croyaient pas vraiment. Le succès que l’on a aujourd’hui nous prouve que l’on a eu raison ». Vendredi soir, Sylvain Le Pennec recevra sans doute de nombreuses félicitations. Car en deux ans, le programmateur du 1988 Live Club a su s’approprier la discothèque Le Pym’s pour y attirer des groupes et des Dj de renom. La preuve, vendredi, les platines de la boîte passeront sous les doigts experts de Jennifer Cardini, de Chloé ainsi que Pfel et Greem, du groupe C2C, à l’occasion d’une grosse soirée de fin de saison.

Après seulement deux ans d’expérience, le 1988 a su se faire une place dans le monde de la nuit, et surtout se faire accepter du monde associatif, souvent très éloigné des discothèques. « Les soirées comme les Rennes Music Club avec les groupes du coin nous ont fait du bien, notamment en terme d’image », estime Sylvain Le Pennec.

Mais c’est surtout grâce aux amateurs d’électro que le club a pris son envol.  « A Rennes, il manquait clairement quelque chose », assure Sylvain Le Pennec. Un constat que partage clairement le collectif Midweek, organisateur de soirées électro. « Ça répond véritablement à une demande, surtout pour les petits collectifs qui n’ont pas beaucoup de moyens», nous confiait le Dj Antoine Pamaran.

Sylvain Le Pennec et Meryl Hugues, en charge du 1988 Live Club. - David Souenellen

 

Pour balayer les clichés de la discothèque, les membres du 1988 Live Club ont demandé au patron du Pym’s d’adapter un peu la déco mais aussi d’adoucir un peu les conditions d’entrée. « Aujourd’hui tu peux rentrer au Pym’s en basket. Il fallait que l’on facilite l’accès aux gens qui n’ont pas l’habitude de venir en boîte. On a travaillé sur l’accueil avec les portiers pour que ce soit plus accueillant, plus poli », poursuit Meryl Hugues, en charge de la communication au 1988. Pari gagnant. Régulièrement, le club accueille 700 à 800 personnes et même jusqu’à 1.200 lors de la soirée spéciale en présence de l'un des pères fondateurs de la techno Derrick May en janvier.

Jeudi, le 1988 Live Club a convié tous les collectifs électro de la ville. En vu, sans doute, de préparer la troisième saison…