Rennes: La fin du feuilleton Maryvonne est proche

POLEMIQUE Pour le fils de l'octogénaire, «il y a au moins une justice»...

Jérôme Gicquel

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Pierre Thamin, fils de l'octogénaire dont la maison est squattée à Rennes, s'était entretenu avec des Bonnets Rouges lors d'une manifestation de soutien.
Pierre Thamin, fils de l'octogénaire dont la maison est squattée à Rennes, s'était entretenu avec des Bonnets Rouges lors d'une manifestation de soutien. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le calme semble désormais revenu au 94 de la rue de Châtillon. Vendredi, la justice a ordonné l’expulsion immédiate des squatteurs qui occupaient depuis 18 mois la maison de Maryvonne Thamin, 83 ans. Le tribunal a motivé sa décision « en raison de l’état de délabrement de la maison, pour la propre sécurité des occupants ». Mais l’expulsion n’a finalement pas eu lieu, les occupants ayant déjà quitté le domicile de la vieille dame depuis quelques jours.

«Il faut que la loi soit changée»

Planté devant l’entrée de la maison, Pierre, le fils de l’octogénaire, se réjouit de cette décision. « Il y a au moins une justice, je suis heureux pour ma maman. J’espère en tout cas que cette décision va servir à beaucoup de gens qui sont dans son cas. Il faut vraiment que la loi Dalo (droit au logement opposable) soit changée le plus rapidement possible », a-t-il indiqué.

L’affaire a agité le pays

Après le passage d’un huissier qui était attendu vendredi, « la reprise des lieux » par la force publique devrait intervenir « en début de semaine », selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Reste désormais à savoir si Maryvonne retournera un jour vivre dans sa maison. « Si elle la retrouve comme elle l’avait laissée, avec tous ses meubles, son frigo, alors ça ira. Mais je pense qu’elle doit être dans un sacré état », soupire Pierre Thamin. « Pour l’instant elle vit chez son compagnon qui est aujourd’hui décédé. On va vite lui chercher un logement social et après on verra si elle se réinstalle ou non dans sa maison, c’est elle qui décidera », poursuit son fils.

Des propositions de loi

La décision de justice rendue vendredi vient clore un feuilleton qui aura déchaîné un flot de propos outranciers entre pro et anti-squatteurs. Les politiques se sont également joints à la mêlée en multipliant les déclarations et les propositions de lois depuis la médiatisation de cette affaire.